La liberté

Ma liberté s’est toujours manifester comme une graine en terre qui as besoin de soleil. Au fil du temps , elle grandis et se renforce. Ses fruits peuvent mourrir, mais pas si la vie tiens ses promesses.

Pour moi, elle les tiens toujours …

Je suis née pour une raison. On es tous nés pour une raison.

Je ne sais pas encore quel es mon rôle ici, mais une chose es clair pour moi en relisant ce brouillon ; c’est que j’ai toujours eu un énorme besoin de liberté. Du plus loin que je me souvienne , depuis les souvenirs racontés par ma mère; j’avais un besoin de liberté si énorme, que c’était une des caractéristiques qui, enfant, me définissais le plus.

Liberté de dire ce que je voulais, surtout pas d’autorité, je recherchais la liberté dans mes actions, ma liberté d’expression étais plus importante que tout.

Je recherchais la liberté dans mes environnements , mes vêtements , mes espaces.

Jai souvent fait mon ménage à 3 , donner avec cœur les biens que je possédais , j’ai jamais voulue mettre de brassières, jvoulais pas m’attacher…

J’ai toujours voulue être libre de penser ce que je voulais, de m’associer aux systèmes de croyances qui faisait mon affaires, ceux de personne d’autres.

La liberté d’être seul, entourée, marginal, belle, impliquée, reconnue.

Surtout la liberté d’être en relation avec qui je voulais, quand je voulais.

Avant j’avais peur de m’attacher. Récemment j’ai eu peur qu’on me blesse.

J’ai toujours eu une peur folle de perdre l’esprit, d’être enfermer, coupée de ceux que j’aime , peur d’être séparer de mes propres enfants, peur de perdre mon mari.

Je voulais juste être une femme libre et émancipée.

SOCRATE site : CONNAIS TOI TOI MÊME

Aujourd’hui en particulier c’est pas pareil.

Je ferme les yeux sur mon environnement et j’entends, j’écoute, je revoie…

Ma liberté étais une soif inassouvie sur le chemin non pas de la quête, mais de MA PROPRE liberté intérieur.

La liberté d’être en paix. La liberté de mon l’esprit. La liberté de mes conflits, mes mémoires, mes programmes. La liberté envers tous les fils qui me liaient à toutes choses, tout événements, toute personnes.

La vrai liberté du cœur c’est celle qui observe l’instant du souffle , si ample , que rien d’autre n’es vraiment nécessaire que le souffle suivant…

Caroline

La liberté de LA vie, MA vie, n’as plus besoin de se manifester sous toutes ces peurs d’être pris quelque part, en quarantaine, sans mes enfants.

Je suis une femme libre. Vraiment libre. Reconnue par mes propres enfants, et signifiante pour mon mari.

Je suis arrivée au port. Pas au large, mais au port.

La lumière ne jaillit pas regardant la lumière, elle jailli en regardant sa propre obscurité.

Ma propre obscurité étais là, étais sombre, et c’est à force de la rencontrer que tout es devenue plus clair, plus libre

Je serais libre, je suis libre, vous êtes libre.

Je suis libre et en paix ;

Malgré tout, malgré les événements qui me retiennent, malgré la peur frôler, je suis libre et en paix. Malgré tout.

Inconditionnellement .

Vive la liberté; la quête de la liberté .

La liberté tout court.

Liberté

Ala Bohemica\

Images: Pinterest

Thank you Silence

J’avais perdue le rite des mes saisons

Ma boussole faisais défaut

Mon nord s’était embrouiller. J’ai jamais vue clair de loing

L’expression prendre du recul m’as fait regagner mon ciel ces derniers jours.

Mes processus de guérisons n’ont jamais été des couchées de soleil.

Ma solitude a fait ses lunes ;

Mais l’intensité de ma noirceur peux m’effrayer.

Je peux être insupportable à bien des égards ou a bien des regards

Mon heure du yin et du yang sonne souvent la tempête

Maintenant que mon soleil se lève à nouveau

Le noir et le blanc de chez moi se nuance

Ma mélodie recommence à fredonner dans mes oreilles fragilisées

Pour moi tout expliquer c’est trop dur

Je parle la langue de l’écriture

Non seulement il faut prendre le temps de me lire

Imaginez le temps que ca prend pour me comprendre

Jai besoin de me retrouver aux saisons afin remettre mes pendules à l’heure

On mas donner trop gros , trop vite.

Mon horloge avais une vitesse effrénée.

Ca fait qu’on pensais qu’on m’avais perdue. Caroline au pays des merveilles.

Seul le reflet de ma glace connais ce que jai lair sans rituel

imaginez ce que jai lair après 4 ans sans rendez vous

Une chance que j’avais un bon coffre à outils

Sinon on m’aurais déclarer brisée

J’ai passer du trop chaud au trop froid ; ca mas laisser des taches dans le dos

Jai traverser trop d’océans et trop de tempête , trop vite… ca mas laisser des tâches sur le cœur.

Jai souvent été victime de ma “wiseness” , de ma vitesse de croisière et de mon propre courage.

J’avais juste besoin de temps pour redécouvrir les trésors enfouis dans le fond de mes tiroirs.

Quand t’as déjà frôler les grandes barrières de la vie , l’inexpliqué de la conscience universel, et la puissance d’un corps de femme 2 fois plutôt qu’une;

l’aventure se complique.

Ca s’appelle revivre le nettoyage de sa propre expérience.

J’avais besoin de 4 jours ; le temps d’une paix, d’un thé, d’une plante et d’un vrai ami avec qui rire .

Un bon vieux chum qui as croiser ma route alors que jetais une grande adolescente, innocente, puissante, vulnérable, et sans experiences.

Tully avais oublier qui elle étais

Moi, j’avais oublier comment je fonctionnais

Mes ressentiments sont souvent incompris

Mes empreintes à moi sont peu visités . Ça me prenais des clochettes pour marcher.

Ca prend du solide pour m’enraciner , sinon le vent peux rapidement m’emporter.

Je n’ai plus besoin qu’on me tienne par la main

Jai juste de besoin qu’on marche à cote de moi ; parce que toute seul je vais vraiment vite, mais avec quelqu’un je vais encore plus loin.

On es toujours responsable de ceux qu’on apprivoise

Mon fabuleux destin n’étais justement pas celui d’Amélie Poulin

Sur la planète d’où je viens , c’était sois le silence, sois le chaos

Mais Rappelez vous que l’essentiel es invisible pour les yeux

Et qu’on ne vois bien qu’avec le cœur. Que les choses soient clair .

Ce dont je suis certaine, c’est quand un combat persiste en dedans

Aussi petit ou aussi gros sois-il

Fie toi sur le compas que tu as à l’intérieur

La vrai force c’est l’énergie alors écoute , écoute attentivement

Et quand ta petite voix te parleras , lève toi et fais ce que dois.

Une journée à la fois .

Je connais maintenant le genre de voilier que je façonnerais et

qui me mèneras au large, vers l’inexplorée, vers la douce aventure de ma vie.

Avant j’écrivais pour moi

Maintenant j’écrirais pour vous

Mon don de l’écriture es plus fort que ma voix

Et mon énergie parle plus fort que mes mots

En d’autre mot : j’essaierais de vous jouer ma sagesse.

Je repart à zero

Comme mes inspirations et mes actions mont menés jusqu’à moi

Que la providence me mène maintenant Jusqu’à vous

Aujourd’hui c’est un jour nouveau

Pis après je sais pas yen aurais combien des zéros

Vous êtes les bienvenus chez moi.

Parce que Mi casa is su casa

Caroline au 191 Baribeau xx

“ The earth has music for those who listen “

Facebook @ Yoga Caroline Lefebvre

2019

I’m late for New Years Eve wishes

I’m late because this is how I feel;

Like this picture .

I feel surrounding by the power of life and vulnerability .

I feel freer than ever. Because lately I was more trapped that I have even Been.

I feel connected to love and to God more than I have ever Been because lately I felt closure , wall trapped.

I feel light and miracle more than ever because lately I saw and felt darkness more than I have ever felt.

I am peace , I am joy.

I am love more than ever now and Again.

Thank you to my dearest friend .

Lover . Intimate partner Steve, for loving me. I love you more than ever .

Because lately I felt disconnected with this part of me that was you. You are my precious Gift . My true Lover.

May life be as it is for everyone of you. And may you see clear in every step of the way.

May you accept and welcome yourselves with compassion, unconditional love , and non jugements.

May your truth set you free.

Mine for now are :

the ocean

and my family Steve, Mia, Caleb and Cara

Happy New Year everyone

Caroline ⭐️ from Costa Mujeres

Détache-toi, Cendrillon

Peut-être ne vous posez-vous aucune question sur qui vous êtes. Peut-être le savez-vous déjà et êtes parfaitement sur la bonne voie ?

Ou peut-être faites-vous partie de cette cohorte qui se demande quel est votre rôle, qu’êtes-vous venus apporter ici, que pourriez- vous bien faire pour briller chaque jour et répandre votre lumière partout où vous passez.

Parce que n’est-ce pas le but de la vie ? De briller ? De mener une existence vibrante, au plus profond de vous ?

L’exercice premier est de vous demander qui vous êtes vraiment, fondamentalement. Posez-vous la question, simplement :

 Je suis qui moi ? Si vous vous questionnez ; trouvez ce que vous aimez. Faites ce que vous aimez et ce qui vous rend heureux le plus souvent possible. Provoquez les situations pour vous retrouver dans des moments dans lesquels vous vous sentez bien, faites des choses qui sont faciles pour vous. Des choses qui vous viennent naturellement. Ressentez la joie. La joie vibre à la même fréquence que Dieu. Retrouvez-vous le plus souvent dans la joie et vous trouverez qui vous êtes. Je vous le promets.

Quand vous serez parvenus à trouver qui vous êtes, demandez-vous ce que vous devriez faire pour parvenir à accomplir votre rôle de vie.

Soyez parfaitement alignés, restez à l’écoute parce que la vie vous enverra des possibilités que vous aurez le choix de suivre ou non, soit en restant dans la peur, soit en vous plongeant dans l’amour ; dans votre vraie identité. Vous aurez indéniablement un appel, suivez-le. Ayez la foi en cet appel et, entre temps, restez dans la joie. La joie attirera cet appel comme un aimant.

Quand l’appel vous aura frappés comme la foudre, ne vous demandez pas comment se présentera le chemin pour parvenir à la suivre. Restez concentrés sur votre état d’esprit présent et commencez à prendre vos décisions en conséquence de ce chemin ultime. De plus, gardez toujours à l’esprit que le résultat, tel que vous vous le représentez, s’avère bien meilleur que dans vos rêves. Faites-vous un scénario mais dites-vous toujours qu’il sera encore plus extraordinaire que ce que vous avez la capacité de visualiser. Les possibilités et les cadeaux, que vous offre la vie, sont toujours bien plus grands que vous ne pouvez espérer. Restez connectés à qui vous êtes et recevez les surprises de la vie.

Quand vous aurez découvert qui vous êtes et trouvé votre défi, commencez à entamer une série de détachement afin d’atteindre votre vie ultime.

Vous aurez des choix à faire. Des détachements seront nécessaires. Vous ne pouvez voguer sur la mer sans auparavant quitter le nid sur la plage que vous vous étiez construit. Un des plus grands défis de la vie réside dans votre capacité au détachement. Par exemple : je ne pourrais poursuivre ma route dans mon univers yogique sans être capable de laisser mon fils Caleb durant des périodes prolongées. Je ne pourrais continuer sur ma voie d’auteure qui m’interpelle sans arrêt sans laisser mes fonctions dans l’entreprise familiale que nous venons de mettre sur pied. Je ne pourrais m’épanouir pleinement de la façon dont je suis destinée si je ne me détachais pas de mon amoureux et de son confortable support financier. Je ne pourrais continuer à entretenir et bâtir un domaine sédentaire si l’appel me fait bohème. Je ne pourrais continuer à manger ce que je mangeais, à faire ce que je faisais si j’aspire à une santé globale ultime et mes énergies à leur apogée.

Vous devez vous détacher des choses qui vous retiennent et qui vous éloignent de qui vous êtes, tout simplement. C’est simple, vous devez simplement demander à trouver la volonté d’y parvenir. Laissez-vous du temps, mais croyez que c’est possible. Et enfin, faites-le. Amorcez votre chemin envers le détachement.

Ce sera FACILE. Si vous êtes sur votre voie, tout sera facile. Je vous le promets. Si c’est difficile, changez de route. Si vous échouez, prenez ce signal d’alarme comme une expérience et réorientez-vous. Quand vous êtes sur votre voie, VOTRE voie à vous, votre propre voie, l’univers tout entier conspire à votre réussite et les choses sont faciles.

La vie est dure avant d’y arriver, j’en conviens, mais une fois que vous aurez trouvé chaussure à vos pieds, vous vous sentirez comme Cendrillon. Personne ne pourra porter votre escarpin de cristal parce qu’il sera le vôtre. Il sera clair et transparent, comme vous, et il brillera d’une lumière qui transpercera le temps et les mémoires, les peuples et les religions.

Je vous souhaite de trouver votre escarpin de verre et de foncer contre vents et marées pour le dénicher ou le retrouver. Je vous souhaite d’avoir la volonté de laisser vos chaussures avec lesquelles vous avez tant marché, celles qui n’étaient dessinées que pour vos pieds uniques et singuliers, afin que vous puissiez vous lancer sur le chemin intemporel de votre vie et de briller, briller.

cendrillin 2

Je vous aime et je salue votre pureté.

Caroline xx

Aujourd’hui il pleut 

Je suis au Mexique. Il pleut à boire debout.  Dans mon cas ; c’est il pleut à boire couché . 

J’aime la pluie. J’aime le soleil encore plus, mais j’aime ce que la pluie offre quand elle se manifeste . Elle nettoie , purifie , désengorge  , rassemble tous le monde , fait sortir le grand air de ceux qui en ont moins .  

Ma mère dit que l’air pur chasse l’air bête. Moi je trouve que la pluie aussi chasse l’air bête , sauf si t con cette journée là.  

J’avais envie de jaser de la pluie aujourd’hui  parce qu’elle me parle du sourire . Ça fait 2 jours qui mouille ici. On a traversé dans le continent d’à côté pour se payer du repos. Pis y mouille . Pis on s’en fou. 

Ici le staff allume des chandelles , nous offre des infusions aux fleurs, et voile un air différent. Comme si on devais être plus gentil l’un envers l’autre. Comme si d’habitude, cetais en partie la Job du soleil. Moi je sens un vibe de solidarité , pourtant mon voisin revêt un vibe de découragement. 

Je souris. Je souris à tous le monde. Je souris parce que ça fait du bien. Je souris parce que ça change ma journée et celle des autres , qui trouve moins de gaieté dans les circonstances ici bas . Tous le monde cours pour se mettre à l’abris , et nous on a danser sous la pluie . 

Je suis allée à la mer , et j’ai pleuré de bonheur devant l’océan qui se déversait à l’envers . La Beauté de la vie, c’est le bouleversement de sa nature . Ça dépend toujours de quel côté on se tiens quand on regarde les choses . 

Je vous souris d’ici , même si il pleut . Ya des jours où il fait soleil et que je pleure , mais aujourd’hui il mouille et je souris . Parce que cest ça que j’ai choisie. Parce que c’est ca mon histoire de la journée . 

Caro xx 

Pour Le TOUGH LOVE

 

Lettre à mon petit Caleb.

Maman t’écrit une lettre que tu ne liras peut- être pas. Ce qui importe, c’est que je saurai ce que je t’ai écrit. Comme mon rôle envers toi le plus important est de t’éduquer, voici ce que j’ai à raconter.

Maman est sévère. Mes couleurs sur le sujet ne sont pas tout à fait franches, du haut de mes 16 mois d’expérience. Toutefois, je connais ce que j’ai envie de t’offrir, pour te rendre le meilleur des services.

Je suis une maman qui sera devant le but de ta vie, et qui te laissera marquer des points seulement quand ce sera juste et équitable.

Je serai une maman qui regardera ta chute et qui, gentiment, observera ta façon de te relever. Tu apprendras alors à retrousser tes propres manches.

Tant que tu seras sous mon aile d’aigle, maman te donnera des responsabilités, aussi petites seront-elles, afin que tu apprennes à accomplir quelque chose par toi- même et en être fier, en commençant par mettre tes bas et ranger tes petits jouets. Tu auras confiance en toi.

Maman aura des limites assez définies pour te montrer où est ta place de petit garçon dans ma maison. Tu connaîtras alors tes limites et les miennes. Tu sauras donc me respecter, pour ensuite te respecter toi- même.

Maman aura beaucoup de règlements ici- bas, que tu devras respecter. Parce que tantôt, quand tu sortiras du nid, tu connaîtras ce qu’est la hiérarchie. Tu connaîtras la place que tu devras prendre face aux autorités et aux visages de pouvoir sur ton chemin.

Maman te donnera des conséquences si tu enfreins quelque chose que tu ne devais pas faire. Parce que mes conséquences seront probablement moins graves , que celles que la vie te balancera plus tard, quand tu seras grand , et que je ne t’en aurai pas assez fait assumer.

Maman remettra souvent les choses entre tes mains, afin que tu prennes la responsabilité de tes actions, et que tu apprennes à vivre avec les conséquences de tes choix. Si tu arrives en pleurant à la maison parce que ton professeur t’a chicané, sache que je retournerai la question du conflit vers toi , et te demanderai ce que tu aurais pu faire pour éviter ou arranger la situation. Tu deviendras alors un petit garçon responsable et tu ne porteras pas  le chapeau de victime.

Lorsque ton entraineur emploiera une méthode ou une autre pour te mener à bon port, je me tiendrai de son côté de la clôture. Il te fera peut- être souffrir, mais tu connaîtras la labeur et l’acharnement. Tu te rencontreras.

Maman ne t’achètera pas tout ce que tu désires, même si, souhaitons- le, l’argent ne serait pas un problème. Je t’offrirai mon temps et mon amour. Tu travailleras pour gagner tes sous et t’acheter le superflu qui te fait tripper. Tu connaîtras la valeur de l’argent, et tu ne prendras pas le monde pour acquis.

Tout petit, je ne te surchargerai pas de tous ces joujoux à la mode pour embourber l’espace qu’il y a entre nous. Je garderai de la place pour qu’on aille sauter ensemble dans la boue et manger les racines blanches du gazon.

Je te regarderai, simplement, en te donnant tout l’amour que j’ai, en me disant que chaque geste, chaque attention auront une conséquence sur ce que tu deviendras. J’essaierai de ne pas flancher à l’ère du tout, tout de suite, maintenant, sans penser à ce que ça aura comme impact sur toi demain. Je saurai que la meilleure façon de t’influencer n’aura rien à voir avec les sermons que je pourrais te faire, mais bien seulement avec la façon dont j’aurai à vivre ma propre vie.

Je ne ferai pas l’unanimité, je ne serai pas ta meilleure amie, je ne ferai pas tout pour te faire plaisir. Je ne choisirai pas le chemin le plus court.  Ça va être tough love pour un bon moment, mais on va passer du bon temps, et tu voleras de tes ailes accomplis.

Je serai marginale ; je serai sévère. Tu seras ce que tu voudras, tu seras libre.

Je t’aime, mon trésor.

Maman xx

 

 

Elle et Lui.

égalité
Je ne sais pas si c’est la fréquence de mon poste de radio ; mais le sujet du féminisme arrive souvent chez moi ces temps-ci.

Le féminisme m’a longtemps tombé sur les nerfs. Dans mon idée, ce mouvement était constitué de femmes frustrées qui avaient tellement de ressentiment envers le sexe opposé qu’il était repoussant de s’y intéresser.

Après avoir écouté le discours d’Emma Watson : https://www.youtube.com/watch?v=c9SUAcNlVQ4 qui s’adressait au monde entier, j’ai trouvée mon équilibre et la branche sur laquelle je me perchais face à cette influence d’égalité homme/femme. Ses mots je les aurais empruntés ; par contre j’ai ma petite idée …

Autant les hommes que les femmes souffrent dans cette lutte à la gloire, cette bataille d’égo interminable, ces abus de pouvoir. La violence, on se la fait à soi-même, que tu appartiennes au clan du Elle ou du Lui .

Ya pas une façon sur terre aussi injuste que de traiter tout le monde de façon égale. Femme et homme se confondant. La justice, elle est universelle, et surtout personnelle. Je ne peux pas traiter mon prochain de la même façon que je traite le suivant . Si je suis vraiment et sincèrement à l’écoute, j’en conclurais que les besoins de chacun sont spécifiques, uniques, diversifiés, surtout pas identiques au reste du monde.

Le mot d’ordre face à tous et chacun ça serait amour. Je veux traiter tout le monde avec amour, quelle que soit sa raison d’être sur mon chemin. Je veux être attentive à ce qu’il me demande, là, maintenant , et lui offrir autant que je peux, ne serait-ce qu’une seconde, le temps d’un sourire ou le temps d’une époque de ma vie.

Et ce serait quoi si on cessait de se comparer à quiconque? On se positionne par rapport au groupe me diras-tu mais si on éliminait totalement ce concept de mesure et si on était seulement soi-même, dans toute sa complexité, son unicité et sa splendeur ? Si on avait complètement et totalement confiance en nos moyens, en notre pouvoir intérieur et qu’on fonçait, qu’on soit une femme ou un homme, un enfant ou un adulte, en santé ou malade, riche ou pauvre ?

On n’aurait plus besoin d’être féministe, anti je ne sais trop, contre telle ou telle affaire, on serait tous  » Pour l’Amour Propre ». Le reste de nos relations sur terre deviendrait la belle conséquence d’être humain rempli de compassion les uns face aux autres. On n’aurait plus besoin de se battre pour être égale à son voisin, parce qu’on serait tous égaux à nous-mêmes, et on serait capable d’offrir au monde ce dont il a réellement besoin.

Soyons vulnérables, créatifs, sensibles. Parce que d’admettre qu’on n’a pas besoin d’être égal à l’autre, c’est déjà un pas vers un monde plus juste, et le salaire pour Elle par conséquence va refléter sur ce dont elle a enfin droit.

Caroline xx

 

crédit photo : Free People

 

 

 

 

 

Je suis une danseuse.

Bubbles

J’ai longtemps pensé que ma seule passion dans la vie avait été la danse. C’est vrai, après tout, cela a été mon premier coup de coeur et on en a mis du temps pour en mettre un autre sur mon chemin. J’avais 4 ans, mes parents m’ont inscrite dans une école de ballet parce que mes jambes étaient croches ; un médecin avait menacé de les casser, pour ensuite les redresser en les figeant dans des plâtres. Voyons… Mes parents m’ont gentiment pris dans leurs bras, on est sorti de ce bureau et ils m’ont enrôlée dans cette classe de ballet classique qui, avec le temps, paraît-il, allait arranger mon cas. Ce qui fut un succès.

Ils étaient deux. Une femme et son mari. Lui, avait des collants blancs avec la devanture & l’entre-jambe digne d’un danseur classique. Il avait une queue de cheval noire qui tombait dans son cou. Elle, elle était modeste, les cheveux tendus et lichés, le léotard parfait et la jupe qui changeait chaque semaine. Notre spectacle de Noël, c’était Casse-Noisette. Elle était sur ses épaules à lui, s’était vêtue d’un costume extravagant avec une immense crinoline sous laquelle nous étions tous, les petits danseurs. La chute du numéro, c’est quand on en sortait en faisant des diagonales, tourbillonnant comme si on dansait pour les Grands Ballets Canadiens.

C’est ce moment qui a marqué le reste de ma carrière d’amateur. Je ne me souviens même plus de leurs noms à ces deux-là. Je me souviens juste de la vie de danseuse qui était née dans mon esprit à l’âge de 4 ans. J’ai dansé toute ma vie, avec passion et dévotion.

Un jour, je me suis réveillée devant le fait qu’il était trop tard pour une carrière professionnelle. Mon plus grand rêve, c’était de danser pour une grande compagnie. D’être la danseuse étoile du spectacle de l’année. Tu vois, celle que tout le monde vient applaudir. J’ai toujours fait exactement ce que j’ai voulu faire dans ma vie. Tout. À date. Sauf ça. Un rêve c’est devenu quelque chose d’inatteignable, c’est comme fabuler sur l’impossible ; genre voler de son propre corps au-dessus de la Méditerranée.

Alors, j’ai tout arrêté. J’ai arrêté de danser. J’ai arrêté d’y penser. J’ai arrêté de la croiser celle-là. Je n’étais plus une danseuse.

Après avoir longuement méditer sur le sujet, je suis maintenant guérie de ces adages mentaux. Je sais maintenant que je suis une danseuse et que je le serai toujours. Je peux recommencer à danser, à enseigner comme avant, à m’amuser sans que ce soit le souvenir de la déception du rêve inachevé.

On est tous une poupée russe . On est toujours et resterons toujours fondamentalement ce que l’on est. Tu sais, quand t’étais petit(e) et que tu fouillais partout. Tu es probablement encore de nature curieuse et tu veux tout savoir. Quand t’étais petit(e) et qu’on t’attachait pour rester dans ta cour parce que toi , tu te sauvais toujours là où il ne fallait pas, eh bien! tu es fort probablement celui/celle qui a encore besoin de grande liberté. On ne change pas. On évolue, on se transforme, on grandit, on s’épanouit, on s’instruit, mais on reste toujours fondamentalement ce que l’on est. J’étais une danseuse, je le suis toujours.

Ta poupée russe, elle est remplie de toutes celles que tu as été . La dernière, la plus grosse, celle qui paraît sur la tablette, c’est celle que tu es devenue aujourd’hui à cause du chemin que t’as choisi d’emprunter. On peut décider d’en jeter quelques unes à la poubelle, mais les poupées qu’on a profondément aimées, même si on ne les voit plus quand on la regarde, eh bien elles sont toujours là .

Caroline xx

crédit photo : Free People

Végétalienne; mais pas tout’L’temps …

 

J’ai commencé à tendre vers le végétarisme à l’époque où j’avais un restaurant (qui n’était pas végétarien). Un jour, je me suis présentée à l’Institut de bien-être Hippocrates, dans l’état de la Floride, et j’ai découvert un univers que je ne connaissais encore à peine.

Après une conférence du Dr. Brian Clément, les émotions sont venues me heurter de plein fouet, du genre se mettre à pleurer intensément et subitement parce que tu viens d’avoir une illumination profonde accompagnée d’un “je ne sais trop quoi faire avec ça”. Je me suis levée à la fin de la lecture et je suis allée voir ce Clément, en larmes, et je lui ai dit : “ Mais je vais faire quoi moi ? Je nourris la moitié de la ville avec des viandes froides et du pain…”. Il m’a alors répondu : “Caroline, un jour à la fois, tu ne peux pas changer ta vie du jour au lendemain”.

Finalement, je suis retournée dans ma ville natale, dans mon restaurant, avec mes sandwichs au boeuf, et trois années ont filées avant que je me considère primo végétarienne, secondo végétaLienne. Ça a commencé avec la prise de conscience que moi, clairement, évidemment, les produits laitiers ça ne me fait PAS. Avant de ne plus être invitée chez personne, de perdre toutes mes amies, que ma famille me renie et que l’on commence à m’isoler parce que mon tube digestif évacue en vent terribles les produits laitiers que j’ingère, j’ai dû tout stopper, et ce, facilement, sans me poser de questions. Après, je me suis rappelée mes souvenirs d’Hippocrates , de ce moment de révélation, et je me suis dit : “ je pense qu’il serait temps d’arrêter la consommation de tous les produits animal ”. Ma motivation ; changer le monde. Je m’étais instruit et éduquée sur ce qui se passait sur notre planète et le prix à payer pour consommer des viandes, volailles, poissons et crustacés ; tout le bétail, terre ou mer, était à mon égard un prix trop cher payé. Faque là tu rentres dans le  »crew » des végétaliens et tu apprends sur le tas comment faire. Donnes ton manteau de fourrure à ta soeur, donnes tes bottes de cuir à ta soeur, donnes des bottes de poil à ta belle-mère, tu vois, la totale. Et là plus ça va, meilleure t’es rendue. Après quelque temps, tu es une végétalienne solide, solidaire, vraie, cohérente. T’as réussie. Tu l’es. Bon et après. Ça va ou ça va pas. Ca dépend pour qui. Une fois que t’as ton effigie de végétalienne, que tout ton entourage le sait, et que tes convictions sont inébranlables… Attention ici je coupe les coins ronds mais avant de continuer, je tiens à préciser que le végétalisme pour moi c’est un mouvement sérieux. J’adooooore cette philosophie. Je l’ai toujours fait avec amour, dans le respect, et pour ma santé. Jusqu’à ce que je me rendes compte que je l’ai temporairement hypothéqué, cette santé. Tu ne m’aurais pas prédit ça, à moi qui t’aurais dit : “ c’est la meilleur alimentation qui soit , c’est coulé dans le béton ”. Sauf que pas pour tout le monde, et pas pour moi, pas pour l’instant surtout dans cette époque de ma vie de femme nourricière …

Ça faisait quelques temps que je sentais mon énergie baisser, mon corps rapetisser, et là est arrivé un ulcère d’estomac, et tous les maux qui courent en hiver. Je ne suis pas de nature très patiente. Je me connais moi-même. Je suis consciente de mon corps. Je n’allais pas attendre que d’autres pathologies me visitent avant de trouver ce qui ne tournait pas rond. Alors quand tu poses des questions à l’univers, elle te répond. Parce que dans la vie, ce ne sont pas les réponses qui nous manquent, ce sont les questions… Donc cet univers il m’a dit : “ ton groupe sanguin il est 0 négatif. Tu n’as pas d’antigènes. Tu as besoin de beaucoup de protéines, tu compenses avec des légumineuses mais tu n’es pas faite pour les digérer. Tu nourrie ton BB il te faut peut être plus pour l’instant. Clairement, évidemment, alors arrêtes avant qu’on te mette en quarantaines dans un chalet au lac Alfred seule sur une île.” Et cet univers m’a aussi envoyé une personne qui m’inspire beaucoup et qui m’a confiée avoir été végétalienne stricte pendant 24 ans et qu’un jour, après être tombée très malade, elle s’est remise à manger de la viande l’hiver, et du poisson l’été. Elle m’a dit : “ un moment donné, c’est le monde que tu sauves, ou toi. Le choix est facile à faire. Ensuite tu pourras faire les deux…”

Mais là, voilà, tu étais rendue bonne, t’étais végétalienne, t’avais ton écusson, tu fais quoi ? Ben tu suis ton instinct et tu manges ce que tu viens de découvrir qui es bon pour toi. Aussi simple que ça. Au début, quand j’ai recommencé à consommer des produits animal, je faisais des cauchemars où je faisais cuire mon bébé. Sérieux, comme un poulet. Je sais, ça a pas d’allure! J’y suis allée doucement, avec des viandes sauvages que mon père ou le voisin avaient tués, je faisais une prière seule, discrètement dans mon coin, le remerciant d’avoir sacrifié sa vie pour me nourrir. Et maintenant c’est plus commun, j’achète des viandes de qualité , sans antibiotiques, sans hormones, du Québec, tout le tralala. L’été n’est pas encore arrivé. Luc mon frère va aller à la pêche et je mangerai de la truite qu’il aura pêché pour souper. Tu vois, c’est ça le but de l’histoire. C’est qu’on doit s’adapter. Être flexible, vivre avec son environnement . Faire preuve de discernement. Moi je suis une fille du nord, de l’Abitibi. Y’a fait moins 50 à peu près 160 jours sur 140 cet hiver. Ben je suis allée m’acheter un Canada Goose. Parce que ce sont les plus chauds ceux-là. Avant, je ne voulais pas que mon fils porte des bottes de poils. Mais crées-tu que l’année prochaine c’est ce qu’il va chausser parce qu’il a gelé tout l’hiver les fois qu’on s’est mis le nez dehors un peu trop longtemps. Être végétalienne en Californie c’est plus facile, c’est pas pareil. Ca ‘fit’ plus. Ici c’est un peu différent…

Je suis toujours végétalienne, mais pas tout le temps . Maintenant que je consomme des produits animal de temps à autres, je crois toujours que je fais une différence dans le monde auquel j’appartiens. Que j’influence mon environnement avec mes pensées, ma parole, mes actions . Je suis consciente d’un paquet de choses qui se passent sur la planète et je médite sur ça tous les jours. Je pense à l’humanité avec amour et je respire profondément avec en tête de belles images de cette terre. Je mets de l’amour sur les injustices et les violences qui sont infligées sur toutes formes de vie , sur tous les continents, et c’est ça, en partie, ma contribution. J’achète de façon responsable, quand l’occasion se prête. Et sinon, tant pis, ce sera pour la prochaine fois. Je suis flexible, tout sauf stricte. Je ne crucifie personne du genre : ‘“ oui mais toi tes bancs de char sont en cuir ”. Parce que mon chum coureur des bois me l’as offert par surprise pour Noël avec un gros chou rouge dessus et le coeur rempli de fierté. J’allais quand même pas me la faire rembourser par le concessionnaire. Les bancs en shaggy ce sera pour la prochaine , pourquoi pas. Quand je serai sur le bord de la mer, je profiterai du soleil sur ma peau et je mangerai ce qu’elle a à m’offrir. Quand je serai près des montagnes, je me nourrirai de ce qu’elle a fait pousser. Quand je serai dans mon Abitibi, je suivrai le courant. Et si je me retrouve dans un Mcdo à 3 hrs du matin comme dans mon jeune temps oh combien pas si lointain , je vais probablement manger un Big mac, ou un Mac poulet. Je ferai pousser des plantes à la maison, et j’aurai un sac à main griffé en canevas , avec seulement la ganse en cuir. Tu sais, celle qui dureras plus longtemps.

Pour moi y’a un nouveau mouvement. Les végétariens, mais pas tout l’temps. Les végétaliens , mais pas tout l’temps. Les crudivores, mais pas tout l’temps. Les normaux, mais pas tout l’temps. Les sans gluten, mais pas tout l’temps. Avant je ne pouvais pas m’accorder  »ce statut » si je trichais de temps à autre. Ben justement avant, ça m’aurait soulagée de lire un article comme celui-ci. Ca m’aurait soulagée de savoir que c’est pas si grave de manger un morceau de pâté à la viande que grand’ma a fait à Noël. Dans la vie, tout n’est jamais tout blanc ni tout noir. On n’a pas besoin de s’infliger une discipline qui n’est soit pas en accord avec notre environnement , soit pas en accord avec qui nous sommes fondamentalement, à l’instant présent. On peut être tout ce que l’on veut, avec toutes les demis mesures qui nous tentent. Tu n’as pas à te sentir jugé parce que tu manges un burger cacher bleu une fois par année , parce que anyway, tout le reste de l’année tu auras fait ta part. Et si tu en manges un à chaque jour, ben ce sera les deux autres repas de la journée où tu en auras pas mangé qui auront fait une différence. Autant que ce soit ton mieux. Qui que tu sois , où que tu sois. Soyons conscient, remplis d’amour, renseignés, flexibles, tolérants, respectueux envers nous-même et le reste de l’humanité, et le plus souvent possible. Mais pas tout l’temps, parce que des jours gris y’en aura toujours… Célébrons , et soyez ce que vous voulez, quand vous voulez, autant que ce soit fait avec amour.

Caroline xx

 

Réviseure: MLyn Dubé

crédit photo : Free People