Détache-toi, Cendrillon

Peut-être ne vous posez-vous aucune question sur qui vous êtes. Peut-être le savez-vous déjà et êtes parfaitement sur la bonne voie ?

Ou peut-être faites-vous partie de cette cohorte qui se demande quel est votre rôle, qu’êtes-vous venus apporter ici, que pourriez- vous bien faire pour briller chaque jour et répandre votre lumière partout où vous passez.

Parce que n’est-ce pas le but de la vie ? De briller ? De mener une existence vibrante, au plus profond de vous ?

L’exercice premier est de vous demander qui vous êtes vraiment, fondamentalement. Posez-vous la question, simplement :

 Je suis qui moi ? Si vous vous questionnez ; trouvez ce que vous aimez. Faites ce que vous aimez et ce qui vous rend heureux le plus souvent possible. Provoquez les situations pour vous retrouver dans des moments dans lesquels vous vous sentez bien, faites des choses qui sont faciles pour vous. Des choses qui vous viennent naturellement. Ressentez la joie. La joie vibre à la même fréquence que Dieu. Retrouvez-vous le plus souvent dans la joie et vous trouverez qui vous êtes. Je vous le promets.

Quand vous serez parvenus à trouver qui vous êtes, demandez-vous ce que vous devriez faire pour parvenir à accomplir votre rôle de vie.

Soyez parfaitement alignés, restez à l’écoute parce que la vie vous enverra des possibilités que vous aurez le choix de suivre ou non, soit en restant dans la peur, soit en vous plongeant dans l’amour ; dans votre vraie identité. Vous aurez indéniablement un appel, suivez-le. Ayez la foi en cet appel et, entre temps, restez dans la joie. La joie attirera cet appel comme un aimant.

Quand l’appel vous aura frappés comme la foudre, ne vous demandez pas comment se présentera le chemin pour parvenir à la suivre. Restez concentrés sur votre état d’esprit présent et commencez à prendre vos décisions en conséquence de ce chemin ultime. De plus, gardez toujours à l’esprit que le résultat, tel que vous vous le représentez, s’avère bien meilleur que dans vos rêves. Faites-vous un scénario mais dites-vous toujours qu’il sera encore plus extraordinaire que ce que vous avez la capacité de visualiser. Les possibilités et les cadeaux, que vous offre la vie, sont toujours bien plus grands que vous ne pouvez espérer. Restez connectés à qui vous êtes et recevez les surprises de la vie.

Quand vous aurez découvert qui vous êtes et trouvé votre défi, commencez à entamer une série de détachement afin d’atteindre votre vie ultime.

Vous aurez des choix à faire. Des détachements seront nécessaires. Vous ne pouvez voguer sur la mer sans auparavant quitter le nid sur la plage que vous vous étiez construit. Un des plus grands défis de la vie réside dans votre capacité au détachement. Par exemple : je ne pourrais poursuivre ma route dans mon univers yogique sans être capable de laisser mon fils Caleb durant des périodes prolongées. Je ne pourrais continuer sur ma voie d’auteure qui m’interpelle sans arrêt sans laisser mes fonctions dans l’entreprise familiale que nous venons de mettre sur pied. Je ne pourrais m’épanouir pleinement de la façon dont je suis destinée si je ne me détachais pas de mon amoureux et de son confortable support financier. Je ne pourrais continuer à entretenir et bâtir un domaine sédentaire si l’appel me fait bohème. Je ne pourrais continuer à manger ce que je mangeais, à faire ce que je faisais si j’aspire à une santé globale ultime et mes énergies à leur apogée.

Vous devez vous détacher des choses qui vous retiennent et qui vous éloignent de qui vous êtes, tout simplement. C’est simple, vous devez simplement demander à trouver la volonté d’y parvenir. Laissez-vous du temps, mais croyez que c’est possible. Et enfin, faites-le. Amorcez votre chemin envers le détachement.

Ce sera FACILE. Si vous êtes sur votre voie, tout sera facile. Je vous le promets. Si c’est difficile, changez de route. Si vous échouez, prenez ce signal d’alarme comme une expérience et réorientez-vous. Quand vous êtes sur votre voie, VOTRE voie à vous, votre propre voie, l’univers tout entier conspire à votre réussite et les choses sont faciles.

La vie est dure avant d’y arriver, j’en conviens, mais une fois que vous aurez trouvé chaussure à vos pieds, vous vous sentirez comme Cendrillon. Personne ne pourra porter votre escarpin de cristal parce qu’il sera le vôtre. Il sera clair et transparent, comme vous, et il brillera d’une lumière qui transpercera le temps et les mémoires, les peuples et les religions.

Je vous souhaite de trouver votre escarpin de verre et de foncer contre vents et marées pour le dénicher ou le retrouver. Je vous souhaite d’avoir la volonté de laisser vos chaussures avec lesquelles vous avez tant marché, celles qui n’étaient dessinées que pour vos pieds uniques et singuliers, afin que vous puissiez vous lancer sur le chemin intemporel de votre vie et de briller, briller.

cendrillin 2

Je vous aime et je salue votre pureté.

Caroline xx

À toi qui es né en 2014

 

À toi qui es né en 2014.

Cette année-là, j’ai entendu ton cœur battre pour la première fois. Ce qui m’a frappée avec ton battement de cœur, c’est que j’ai réalisé que le jour où il cesserait de battre… c’est que tu serais mort. J’ai rencontré la fragilité de la vie.

2 ans, c’est y a pas très longtemps. Je me rappelle de chaque instant de ma journée d’aujourd’hui, il y a 2 ans, la veille de ta naissance.

Tous mes sens me reviennent, même la couleur du jour, le froid sur mon visage, les sons qui m’habitaient, les personnes à qui j’ai parlé. Je savais que tu allais naître le lendemain. J’ai tout fait pour que t’arrives cette journée-là. J’avais trop hâte de te voir. Je voulais juste voir ton visage.

Je t’ai donné naissance comme toutes les femmes donnent la vie sur cette terre, mais mon histoire avec toi, elle est unique, parce qu’on l’est tous.

Je n’avais aucune peur. Peur de rien. Avec du recul, je réalise à quel point, seul, l’amour m’accompagnait. Rien de négatif ne me traversait l’esprit. Je t’ai écrit une lettre avant d’aller dormir. J’ai allumé des lampions et je nous ai concocté une cérémonie de naissance. J’ai écouté les mêmes mantras, minute après minute et les larmes me montaient aux yeux tellement j’étais près de toi. Je t’ai offert tout l’espoir du monde, toutes les possibilités du monde.

J’ai bouclé mes cheveux entre mes contractions. J’ai mis une robe soleil en plein hiver pour passer la porte de chez moi. Rien ne m’ébranlait. Aucune peur ne m’habitait. J’allais te pousser 2-3 pouces plus loin en pleine lumière, dans la salle d’accouchement et j’allais voir ton visage.

Tu as mis toute la nuit à faire ce court chemin. Je tripais sur l’effet que la piqûre d’engourdissement me procurait. Je ne ressentais pas la douleur de l’évènement. Le highlight de la nuit, c’est quand tout le liquide de mon ventre s’est éparpillé partout dans le lit. Seigneur, je capotais sur la quantité.

Dans ma tête, tout était calme, même si mon corps était en chaos. L’inattendu a toujours été la chose la plus excitante dans ma vie. Quelle surprise minute après minute. Je ne savais rien sur l’accouchement. La seule chose sur laquelle je m’étais exercée, c’était d’ouvrir mon chakra crânien lors de ton expulsion. La synergie avec l’instant était la seule chose qui m’obsédait. L’innocence est mon plus grand allier.

Tu es arrivé, pas de son, juste une image. Un trilliard de choses se sont passées et moi, tout ce que je voyais, c’était un miracle.

Ça t’a pris 6 mois à émettre un son tellement t’étais bien.

Chez moi, y a pas cette rengaine qui court que le temps passe trop vite. Parce qu’avec toi, j’ai choisi de vivre lentement, de marcher doucement. Toutes nos photos analogiques ensemble sont dans notre lit. On fait du mieux qu’on peut et on se ne casse pas trop la tête.

Tu m’apportes mon lot de présent. De candeur. Tu es sur cette terre comme un grain de sable infiniment puissant. Tu as 2 ans. Tu es déjà beaucoup plus que ce que je peux m’imaginer de toi.

Je ne sais comment te remercier, Caleb. À part demain matin, en te serrant dans mes bras et en te saluant.

Je t’aime tellement que ça m’a sortie du lit pour venir t’écrire cette lettre que tout le monde lira, sauf toi. C’est mon inspiration.

Ce dont je suis certaine, c’est que l’amour de cet instant de rédaction traversera le temps, les mémoires et que tu le ressens déjà.

Bonne fête mon trésor !

Maman

xx

Pile ou Face ?

Vous avez une décision à prendre. J’ai un truc qui vous aidera à savoir ce que vous devez faire, dorénavant.

Je me rappelle encore. J’étais petite, mon âge m’échappe. J’étais dans mon lit sur la rue Paquet et tenais une conversation d’avant dodo avec ma mère. Je lui posai alors une question et elle me répondit : « Écoute ton cœur, Caroline. Tu sauras

Seigneur… je ne comprenais pas. Cette alternative était impossible : écoute ton cœur… C’est quoi ça ; écouter son cœur ?

Je lui demandai : «Mais c’est quoi maman ? Mon cœur va me parler ? J’entendrais une petite voix ? Je vais faire comment pour savoir que c’est lui qui me parle ? »

Elle me répondit encore : «Tu sauras Caroline, c’est tout.» M’embrassa sur le front et quitta la chambre.

Ça m’a pris des années à saisir. Et encore, j’oublie que mon cœur me parle plus souvent qu’autrement.

Peu importe qui tu es, d’où tu viens ; je vais te donner une astuce pour savoir vraiment ce que te dit ton cœur.

Je ne me souviens plus d’où ça me vient, mais j’aime le partager à chaque fois que quelqu’un m’approche avec un dilemme qui le tourmente. Ceux qui me connaissent le savent.

Elle : «Je sais pas quoi faire Caro.» Moi : «Ben, fais pile ou face.»

-«Comment, fais pile ou face ? T folle ou quoi, c’est une décision tellement importante.» -« Ben justement, toutes les décisions importantes devraient être prises avec son cœur. C’est l’amour qui devrait mener toutes les décisions du monde.»

Prends un sou. Lance-le dans les airs.

Je te jure, quand le sou va tournoyer au-dessus de ta tête, l’adrénaline montera et tu sauras exactement ce que tu souhaites, à cet instant précis.

Sinon, ça sera au moment de découvrir la surface du sou de la décision que tu sauras ce que tu souhaites.

Et si tu n’as pas encore eu ta réponse, ça sera au moment où tu auras vu le pile ou la face, que tu ressentiras la déception ou la libération devant le fait accompli.

C’est ça, entendre son cœur. Pile ou face, c’est juste un geste pour t’aider à reconnaître exactement ce qu’il croit bon. Pour toi, pour ton amour-propre.

Après, vous vous disputerez entre votre cœur et votre raison, seulement que maintenant, vous n’aurez plus d’excuse pour nier ce que l’amour vous aura soufflé.

Vous vous demandez ? Pile ou face… vous saurez.

Caro xx

Les gens souffrants sont Egoïstes

Les gens qui souffrent sont centrés sur eux- mêmes; mon malheur, mes injustices, mes déceptions, mes désirs, mes visions ratées, mes tracas, mes problèmes…

De nos jours, les solutions au bonheur fixées sur notre nombril émergent de tous les côtés : méditez, faites de l’exercice, faites de l’argent (quel paradoxe), mangez mieux, respirez, apprenez, vivez, voyagez.

Je pense qu’en complément absolu des solutions au bonheur, se trouvent dans les faits qu’il faut donner beaucoup, être généreux de son temps, écouter vraiment, être là pour les autres , rendre des services par plaisir, cuisiner pour sa soeur, apporter un lunch à son frère, arroser les fleurs de la voisine, visiter sa grand-mère, laisser son petit à son père, apporter des bleuets à sa mère, apprendre à parler à son enfant, masser son amoureux, promener le chien d’une amie, faire une course pour un proche, faire du bénévolat, lâcher son criss de cellulaire.

On oublie que le bonheur se trouve là, aussi, véritablement. Le bonheur ce n’est pas seulement de s’occuper de soi et de ses propres intérêts.

L’ego n’est pas la source de la félicité.

Pis de toute façon, être heureux c’est pas tout dans la vie. La vie c’est difficile. Ca consiste à accepter la peine, accueillir les moments difficiles et avancer. Continuer. Malgré tout. Anyway tout passe, les bons moments comme les mauvais…

On cherche tous un équilibre. C’est la quête de l’humanité tout entière. Mais ma recette , c’est un peu pour soi, et un peu pour les autres.

Il fut un temps où le mot psychothérapie était impossible. Il fut un temps où on vivait dans un monde individualiste. Je pense que le retour du balancier freine sa course près du milieu et sonne la bonté et l’empathie. Envers et contre tous.

Je sais qu’on a assez évolué pour savoir que de se préoccuper des autres, ce n’est pas de s’oublier soi-même. C’est au contraire, se faire un beau cadeau.

Je pense profondément que de s’oublier ne serait-ce que 5 minutes par jour pour l’altruisme fait faire de grandes choses.

Si t’as pas 5 minutes dans ta journée. T’as pas de vie.

Tony Robins

Qu’est-ce que ce serait si la vraie quiétude s’installait quand on prend le thé, après avoir fait un acte charitable pour quelqu’un ? Renoncer au 1 000 $ de plus simplement pour une bonne cause ? Partir quelque part avec l’intention de faire une belle différence dans la vie de quelqu’un ?

Allez sors de chez toi. Rencontre ton voisin. Parle avec la caissière. Écoute la dame à tes cotés. Assieds-toi par terre avec cet enfant qui te réclame.

 L’Amour se trouve dans les gestes.

L’Amour c’est pas : Je t’aime.

L’Amour c’est ; Je t’ouvre la porte et tu passes devant.

 Le vrai amour de soi, c’est l’amour des autres. Parce qu’au finale, on est tous unis.

Les vraies affaires, c’est les vraies affaires.

Les gens souffrants y en a des poignées pleines. Essayez le don de soi, vous pourriez gagner une vraie méditation si ça vous chante, des moments de bonheur , et des souffrances plus faciles à accueillir.

Caroline xx

Ce soir j’ai pleuré

Ce soir j’ai pleuré parce que tu t’es endormi tout seul.

Tu m’as regardée avec tes grands yeux bleus en voulant dire ; c’est pas si pire maman si je ne bois pas de ton lait ce soir…

J’ai pleuré parce que moi je sais que le lait de mes seins, je ne t’en donnerai plus. Il parait qu’après deux ou trois jours, y’aura plus rien. Niete, allez hop ! dans la pampa, de l’histoire ancienne, un souvenir résolu.

C’est pas une histoire de lait, c’est notre histoire de petits moments à nous deux qui va changer, qui va se transformer.

J’ai pleuré parce que je sais que je continuais à te nourrir pour que tu restes petit. Pour essayer d’arrêter le temps qui finit toujours par nous rattraper, ce temps qui finalement n’existe pas.

D’un coup t’es rendu grand.

J’ai pleuré même si je savais que toi et moi, l’allaitement ça ne pouvait plus durer. Faut que je parte pour Montréal dans 2 dodos, sans toi. Pis les nuits c’est rendu trop compliqué, avec toi qui me commande trop souvent depuis la pénombre.

T’as un peu plus d’un an et demi.

Aujourd’hui on m’a dit: T’as été bonne Caro. J’avais envie de répondre: c’est la vie qui a été bonne avec moi…

Merci de m’avoir offert autant de tendresse. Merci d’avoir aimé que je te nourrisse aussi longtemps. Je sais bien que notre relation n’est pas finie, notre entente, elle ne fait que commencer. C’est juste que ce soir, je comprends que ma série de deuil est ouverte. Des premières fois y’en aura souvent à partir de maintenant, c’est juste que quand tu vis dans le moment présent; tu pleures.

T’étais tellement grand dans ta petitesse, dans ton lit. T’as pas fait d’histoire avec ce qui s’est passé avant de t’endormir. Même si depuis 632 jours, tu t’endors au sein. T’as même trouvé le moyen de rire un peu, en goûtant ce lait de soya que je t’ai choisi devant cette allée remplie de wanabe lait.

Maman va n’en revenir. Mais j’en reviendrai jamais de toi. Peut-être pas de mes seins emportés par le souffle de l’Harmattan, mais ça, c’est une autre histoire…

Je vais célébrer notre vie quand le sommeil m’emportera moi aussi. Et demain on va essayer de faire de notre mieux, pis de continuer à se coller, sans que cette fois tu tires sur mon gilet en fredonnant : lait lait, avec ta petite voix bien à toi.

Merci mon trésor. Merci la vie. Merci à toutes ces petites choses qui font qu’on avance, qu’on pleure, pis qu’on rit.

Bonne nuit.

Caroline xx

 

Crédit photo: Jani Fortin. Fourteen Création

Être et Paraître. Les 2 à la fois ?

etre et paraitre

Bien sur que si.

C’est comme le vieil adage ;

Vaux mieux être riche et en santé que pauvre et malade.

Pourquoi pas ?

Il existe ce stéréotype qui porte à croire qu’on ne peux être spirituel et se faire injecter du Botox . Moi j’aime les 2; la spiritualité et le Botox.

J’ai été confrontée à ce jugement quand je poursuivais des études en mode. J’en suis venue au point ou je me sentais presque coupable d’apprécier les cours de tendances, qui commençais à me sembler superficiel et éphémère . Je me disais: Ya tellement d’affaires qui se passent sa terre, j’ai pas d’autre chose à étudier que des guenilles ? Tu voie, au coté de l’histoire de l’art , de la litérature et de l’anthropologie, pour moi ça perdais un peu d’importance .

Jusqu’à ce qu’un professeur dise devant la classe ( pas exactement, mais c’est du moins ce que j’en retiens ) : Nous sommes tous dans l’être et le paraître. C’est inévitable, et vous devez être conscient de l’idée que vous vous préoccupez de ce vous et les autres portent, en suivant les tendances planétaires, qui elles , sont basées sur comment on se sens tous, dépendament de l’époque ou on se trouvent et de ce qui s’y passe… Alors assumez le fait que nous vivons dans un monde ou l’être et le paraitre vivent de pair, et c’est parfait comme ça. Vous n’êtes pas superficiel, vous vivez en synergie avec la vie.

Je me suis alors déculpabilisé et j’ai accepter mon amour pour les vêtements.

Pour ce qui es de notre apparence, certainement qu’il faut s’accepter tel que l’on es, seulement qu’on peux améliorer les choses sur lesquels on a du pouvoir, pour ce qui en reste. Si ma serre es remplie de mauvais herbes, il me reste à m’agenouiller et à la dégarnir.  Autant que j’entretienne sa fertilité en lui offrant de l’eau et du soleil. Même chose pour le corps et l’esprit. Si ma peau se couvre de tâches, je peux les faire enlever au salon de beauté. Autant que je me concentre à enrayer celles qui ce sont accumulées sur mon coeur. Si les ridules s’accumulent sur mon visages , je peux m’adonner à ces méthodes qui servent à les tendre un peu, autant que je consacre du temps à détendre mes relations avec les autres et envers moi même.

On dois s’intéresser à actualiser notre esprit et notre corps, autant que ce soit fait avec minutie et équilibre.

C’est bien plus facile de se re-faire faire le nez que de se re-faire faire le coeur .                       Stephane LaPorte.

C’est tout à fait vrai . Mais tant mieux si on s’adonne bien à faire les 2. Tant que tu ne fini pas par ressembler à une caricature, parce que le Botox t’abuse . Et tant que tu ne te la joue pas moine tibétains , si le soir tu rêve de fourrer une volé à celui qui t’as picker ton parking.

Faut juste pas tomber dans l’extrême gauche, ni d’un coté ni de l’autre. Gare à toi si ton apparence es trop importante. Gare à toi si ton monde intérieur t’isole.

La pauvreté, si c’est celle de l’esprit, elle es triste et accablante. La beauté, elle es scintillante , si elle es fondamental et illusoire. La richesse, elle es merveilleuse. Autant soit elle de sens comme de circonstances. Et la santé, elle es épanouissante , si elle es mentale et corporel.

Je suis l’être et sa parure. J’aime m’organiser pour être belle, et organiser mon esprit pour être séduisante. J’essaie que les deux se rejoignent harmonieusement. Ça fait du bien de comprendre le concept , pour ne pas penser qu’on es superficiel si on se fait refaire les seins. En autant que tu le fasse juste pour les remonter un peu, pas pour remonter l’amour que tu auras pour toi ensuite.

La beauté c’est un état qu’on peux tous s’offrir avec assurance, parce qu’elle es partout, en dedans et en dehors, depuis la nuit des temps.

Caroline xx

 

crédit photo : Free People

Pourquoi le Jugement ?

J’ai reçu un soin dernièrement et la situation qui s’est produite m’a inspiré cet article.

La thérapeute en question venait de vivre une discussion tourmentée avec une amie qu’elle aimait beaucoup. Comme son coeur était en peine, elle m’a reçue dans la pièce comme si j’étais toute fragile, sous une épée Damoclès de tristesse. Pendant une heure durant, elle me questionnait sur ce qui pouvait bien me rendre aussi triste, alors que j’étais très enthousiaste et sereine. J’ai compris ensuite ce qui s’était passé pour elle avant de me recevoir, et j’ai fait le lien sur la projection qu’elle exerçait sur moi, en regard de ses propres sentiments.

Cette situation de jugement, on la reproduit tous, inconsciemment, très souvent. À différents degrés, sous différentes formes, à l’égard de ceux qu’on aime, que l’on déteste ou qui nous semblent en apparence indifférents.

Le jugement, c’est non seulement quand tu regardes l’autre et que tu penses ; Elle est ben trop grosse (ou ben trop maigre), elle est folle, lui s’tun fuck all, eux autres y savent pas de quoi y parle, non mais à pourrais- tu ben y sacrer patience… Vous savez…Toutes ces bêtises, répétées à tort ou à raison, tout haut ou tout bas. J’ai choisi spontanément les leitmotivs nommés ci-haut. Si on comprend cet article, on comprend que ça a tout à voir avec ce que je pense de moi-même.

Si aucun conflit n’existait en moi, le jugement disparaîtrait, comme la noirceur devant la lumière.

Le jugement, c’est aussi quand, même avec amour, on pense qu’on sait ce qui est bon, au mauvais pour l’autre. Tu devrais te reposer. Je pense que tu as de la peine. Tu n’as pas l’air d’aller ? Tu me sembles fatigué(e) ? Tu m’as l’air d’être tourmenté (e)… Tu devrais arrêter si…Tu devrais commencer ça…

Ce qui est bon pour toi est peut-être la pire chose pour moi. Son expérience, sa sagesse n’ont que peu d’influence sur l’autre, si ce n’est pas ce qui est planifié pour elle (ou lui).  Tu devrais manger mieux. Ouin ? Pis si j’ai la fibrose kystique, c’est une poutine que ça me prend pour déjeuner.

Le jugement c’est une question d’amour-propre, un point c’est tout. Tu juges l’autre, plus d’amour. Tu te juges, plus d’amour.

C’est juste que le cerveau humain a l’air de trouver ça plus simple de projeter l’inconfort intérieur sur l’autre, comme si ça se voyait mieux avec les yeux, comme si c’était moins méconnaissable qu’avec le coeur.

Il n’y a rien que l’on voit en l’autre qui n’est pas une projection ou un reflet de nous-mêmes. Je reconnais ce que je porte en moi. Il m’est impossible de juger la façon dont une baleine se reproduit, simplement parce que ça n’a rien à voir avec ma réalité. À part trouver ça fascinant, je m’en fous complètement, donc aucune place au jugement. Du revers, quelque chose qui me ressemble; attention ! Que le spectacle commence !

Chaque fois que vous poserez un jugement sur l’autre, aussi petit et anodin sera-t-il; sur son apparence, sa façon de faire les choses, de vivre sa vie, de gérer une situation, d’élever son enfant, de faire son travail. Sachez qu’inconsciemment, c’est sur vous que vous lancez la pierre. Arrêtez-vous et posez-vous la question ; qu’est-ce que ça a à voir avec moi ? En quoi ça me ressemble ? Transformez votre jugement en compassion et silencieusement, posez un regard d’amour sur cette réflexion, et effacez toute forme de jugement à votre égard.

Ça devient amusant de se regarder faire, je dirais même que c’est un travail à temps plein, au début. Je me prête au jeu depuis longtemps, mais de plus belle depuis quelque temps, et ça fait du bien de s’aimer un peu plus chaque jour, et de regarder l’autre avec un peu plus d’amour, chaque jour. Ce travail deviendra comme un entonnoir et après un moment, seulement l’amour s’efforcera de transpercer vos relations et vos intentions.

On comprend alors que le jugement est né pour s’aimer. Exercez-vous à entretenir ce silence d’or, écoutez simplement, et expirez un souffle de foi, rafraîchissant et inépuisable, chaque fois que vous en aurez l’occasion.

Ça suffira. Vive le jugement !

Caroline xx

La tragédie de Capitaine Crochet

 

Peter Pan. On connaît tous. Ce petit qui vit dans un monde où on refuse de grandir. Mais avant de se souvenir qui il était, il était devenu un adulte blasé, mécanique ; un capitaine crochet des temps modernes.

Il faut se souvenir d’où on vient , pour savoir qui on est. Il est fort probable qu’on a presque tout oublié de notre enfance. Si on s’en est bien sorti, quelques souvenirs flous ou parsemés de clarté ont réussi à survivre dans notre esprit. Comme l’odeur de la cuisine, la douceur de la peau de ma mère, les visites saisonnières chez ma tante Camille, cette bicyclette à banc de banane, le lichen sur les roches dans le Grand Nord, le dentier de grand-maman Suzanne, ces pingouins de plastique loués pour mon cinquième anniversaire, les framboises de la ruelle Cadillac, les speeches de mon père, mes doigts entre les yeux des poissons frais pêchés.

Le problème c’est si on a oublié les souvenirs à notre propre sujet. La plupart d’entre nous ont oublié ce qu’enfant, on aimait vraiment. Ce qu’on passait notre temps à faire, ce qui faisait passer nos journées entières comme un éclair.

Rien ne sert d’être nostalgique. Hier perd beaucoup de son importance devant aujourd’hui. Mais ce que nous aimions en revanche, l’est vraiment. On doit accorder du sérieux à cette identité, qu’on a peut-être laissé fuir entre la vie, et ses aiguilles battantes au sens horaire.

La recherche, c’est environ avant 8 ans. Après, tu commences à te faire «des accroires». Après t’oublies presque tout de quand t’avais en bas de 8 ans…

Petite, j’aimais le papier à lettre, je les collectionnais. Je me souviens de celui avec les rebords brodés, imprégné d’une senteur de parfum de fleurs. J’aimais écrire, j’avais des petits livres,  dans lesquels j’écrivais des poèmes, qui sont devenus des chansons, qui sont devenus des journaux de bord. Je m’étais fait une petite table en foam blanc, sur laquelle j’avais déposé des prières, un lampion, et quelques objets précieux. Le soir avant de me coucher, je m’agenouillais devant mon autel et je récitais mes chapelets. Je passais ma vie dehors, j’aimais aller dans le bois, marcher, collectionner les roches qu’on laisse dans ses poches, les lancer dans le ruisseau, cueillir les fleurs, avoir peur de ces fruits rouges qui empoisonnaient les serpents, me faire un monde imaginaire dans cette cabane, dans l’arbre, jamais construite. J’aimais faire ma chambre, la décorer, déplacer les meubles. J’aimais la lecture. Je lisais tout ce que j’avais sous la main, y compris les emballages des dentifrices et les étiquettes de shampoing. J’aimais rire, m’asseoir à table et regarder les oncles avec une cigarette fumante jouer aux cartes, entendre les histoires des éveillés, moi, couchée dans la chambre d’à côté. Partir à l’aventure dans le quartier ou dans notre champ en guise de cour arrière. Quand j’allais à la toilette, je m’imaginais parlant devant un auditoire, je faisais comme si on m’interviewait. Je racontais n’importe quoi. Mais je parlais, et on m’écoutait.

Tout ça… j’avais oublié. C’est ça la tragédie. Mon Peter Pan était tombé dans l’oubli.  Capitaine Crochet était rendu trop fort. Ça m’est revenu après avoir mis au monde mon fils qui, chaque jour, m’offre le précieux cadeau de replonger dans l’univers de l’enfance. Son monde imprégné de liberté, de découvertes, de vulnérabilité et d’innocence.

Les souvenirs réveillés m’ont aidée. Tantôt à me dire que j’étais sur la bonne voie, tantôt à me dire que j’avais pris le champ. Ça m’a aidée à recommencer à écrire, ça m’a aidée à comprendre que l’autre avait beaucoup d’importance pour moi. Que la nature, je devais m’y aventurer plus souvent, que je devrais peut-être un jour orchestrer une conférence tel que promis, que je devais conserver les rituels qui me définissent, et pourquoi pas bâtir cette maison imaginaire au travers les branches.

Dans ces trouvailles, y’a pas d’égo. Y’a juste le petit(e) en vous qui sommeille. Qui meurt d’envie de revoir le lever du soleil.

Ce sont des choses simples qui font qui on est. Et ce sont les choses simples qui font que la vie vaut la peine d’être vécue. On n’est pas tous destiné à être un génie qui change le cours de l’histoire, mais on est tous destiné à être qui on est vraiment.

Cherchez et vous trouverez; si vous avez envie de fouiller. Ensuite mettez en lumière les amours de cet enfant que vous étiez. Peut-être qu’un beau jour, votre Peter Pan vaincra votre Capitaine Crochet , et que vous recommencerez à vous amuser, comme dans ce lac couvert de nénufars un soir d’été.

Les temps ont changé, mais pas ce dont on a besoin pour s’exclamer de bonheur et être frappé par la joie.

Caroline xx

 

 

 

 

Le YOGA pour les Nuls

Prétendons que nous sommes nuls. Prétendons que nous ne savons rien à propos de ce qu’évoque pour nous le mot : yoga.

Oubliez tout ce que vous savez de ce concept populaire. Repartons à zéro.

Je ne suis pas spécialiste, ni professeur de yoga. Je pratique ces méthodes curatives depuis  plusieurs années et sous différentes formes.

Je veux démocratiser le yoga afin que tous, ou en partie, le mettent en priorité dans sa vie, ne serait-ce que pour un court instant chaque jour, au même titre que la nourriture est au centre de notre existence, l’activité physique et le sommeil.

Le yoga, c’est simple. C’est une philosophie. Une façon de vivre. C’est ce moment que l’on s’accorde pour respirer consciemment, sentir l’énergie qui nous habite, vivre l’instant dans le concept du temps, constater la vie qui nous traverse, ressentir attentivement ce qui se passe dans notre corps, faire abstraction aux pensées, visualiser la guérison, ouvrir son coeur.

Les postures, c’est des niaiseries ; comme dirait Shali, un yogi Indien, ami de ma mère. Les postures et enchainements du yoga ne sont qu’éphémères. La conscience est la conséquence du mouvement. Ce ne sont pas les postures qui sont essentielles, c’est ce qui se dégage d’elles.

Certains pourront pratiquer le yoga pendant des années, voire toute leur vie et échapper à l’essence de ce qu’est réellement le yoga. Ce que vous portez, la glace dans laquelle vous vous regardez, le professeur que vous écoutez, l’environnement dans lequel vous pratiquez, le tapis sur lequel vous vous trouvez n’ont que très peu d’importance. Tout ça, c’est des niaiseries. L’important, c’est de fermer les yeux, de respirer par le nez et de s’éveiller à notre essence propre qui a tant à raconter.

Pour y parvenir ; il suffit de commencer. La réussite de ces pratiques réside dans la répétition des séances. Devient forgeron celui qui forge. Vous devez vous adonner au yoga chaque fois que vous en avez l’occasion. Plus vous pratiquerez, plus vous deviendrez le yoga. Vous ne ferez plus du yoga, vous serez le yoga. Plus vous persévérerez sur ce chemin, plus le yoga vous habitera en dehors de votre tapis, plus il vous rendra quelqu’un de meilleur.

Ne vous rendez pas à une classe chaque semaine. (Vous pouvez si vous voulez, je dis des niaiseries) Pratiquez plutôt dans votre salon, dans votre chambre, au réveil, au coucher, quand vous voulez. À la maison c’est plus simple, plus instantané, plus accessible. Je vous suggère les DVD suivants pour vous mettre à l’oeuvre :

«Le pouvoir du Qi Gong Yoga» avec Nicole Bordeleau

nicole bordeleau

Ce dernier, le matin au réveil si possible. Après avoir nettoyé votre visage, gratté votre langue, brossé vos dents et nettoyé votre nez. 

La séance suggérée ci-haut dure une vingtaine de minutes. Vous ressentirez le calme et accueillerez le jour nouveau. Le Qi Gong (on prononce tchi kong) est d’une simplicité déconcertante, allié à un pouvoir extraordinaire. Mon bb de 16 mois fait plusieurs des mouvements, ma grand-mère de 90 ans pourrait en faire tout autant. La richesse de cette pratique, c’est qu’on peut, tout le monde, trouver son compte, exploiter le mouvement à son aisance et ressentir un bien-être fou.

Au courant de la journée, je vous suggère une deuxième séance de ces DVD complets, parmi lesquels vous pourrez choisir une classe selon votre besoin du jour :

«Absolument Yoga» avec Sylvie Tremblay

absolument yoga

«Retour aux sources» avec Joanie Tardif.  Une amie à moi pétillante, belle et intelligente !!!

Joanie Tardif

Vous deviendrez cette version insoupçonnée de vous. L’amour, que vous mettrez dans ces moments de yoga, se transportera en vous et au travers de vous. Pratiquez le yoga le sourire aux lèvres, et un jour vous vous surprendrez à revêtir le sourire en permanence, vous apprendrez à respirer et serez dorénavant plus calmes, plus sereins face à la vie et à ce qu’elle vous envoie. La lumière émanera presque de votre peau et de vos yeux si vous saisissez et devenez le yoga. Vous vous guérirez chaque jour dans ces pratiques qui chasseront momentanément vos tensions et vos peurs, pour un jour, peut-être les voir disparaitre pour de bon.

Accordez-vous ce cadeau, la grâce de devenir le yoga, pour enfin contribuer à un monde meilleur et plus doux. Ne me croyez pas sur parole. Ne croyez pas ce que vous lisez. Lancez-vous et vous verrez. Votre corps et votre esprit se régénéreront. Vous vous remercierez.

Namasté.

Caroline xx

Crédit Photo : IndiaTimes

 

 

 

Pour Le TOUGH LOVE

 

Lettre à mon petit Caleb.

Maman t’écrit une lettre que tu ne liras peut- être pas. Ce qui importe, c’est que je saurai ce que je t’ai écrit. Comme mon rôle envers toi le plus important est de t’éduquer, voici ce que j’ai à raconter.

Maman est sévère. Mes couleurs sur le sujet ne sont pas tout à fait franches, du haut de mes 16 mois d’expérience. Toutefois, je connais ce que j’ai envie de t’offrir, pour te rendre le meilleur des services.

Je suis une maman qui sera devant le but de ta vie, et qui te laissera marquer des points seulement quand ce sera juste et équitable.

Je serai une maman qui regardera ta chute et qui, gentiment, observera ta façon de te relever. Tu apprendras alors à retrousser tes propres manches.

Tant que tu seras sous mon aile d’aigle, maman te donnera des responsabilités, aussi petites seront-elles, afin que tu apprennes à accomplir quelque chose par toi- même et en être fier, en commençant par mettre tes bas et ranger tes petits jouets. Tu auras confiance en toi.

Maman aura des limites assez définies pour te montrer où est ta place de petit garçon dans ma maison. Tu connaîtras alors tes limites et les miennes. Tu sauras donc me respecter, pour ensuite te respecter toi- même.

Maman aura beaucoup de règlements ici- bas, que tu devras respecter. Parce que tantôt, quand tu sortiras du nid, tu connaîtras ce qu’est la hiérarchie. Tu connaîtras la place que tu devras prendre face aux autorités et aux visages de pouvoir sur ton chemin.

Maman te donnera des conséquences si tu enfreins quelque chose que tu ne devais pas faire. Parce que mes conséquences seront probablement moins graves , que celles que la vie te balancera plus tard, quand tu seras grand , et que je ne t’en aurai pas assez fait assumer.

Maman remettra souvent les choses entre tes mains, afin que tu prennes la responsabilité de tes actions, et que tu apprennes à vivre avec les conséquences de tes choix. Si tu arrives en pleurant à la maison parce que ton professeur t’a chicané, sache que je retournerai la question du conflit vers toi , et te demanderai ce que tu aurais pu faire pour éviter ou arranger la situation. Tu deviendras alors un petit garçon responsable et tu ne porteras pas  le chapeau de victime.

Lorsque ton entraineur emploiera une méthode ou une autre pour te mener à bon port, je me tiendrai de son côté de la clôture. Il te fera peut- être souffrir, mais tu connaîtras la labeur et l’acharnement. Tu te rencontreras.

Maman ne t’achètera pas tout ce que tu désires, même si, souhaitons- le, l’argent ne serait pas un problème. Je t’offrirai mon temps et mon amour. Tu travailleras pour gagner tes sous et t’acheter le superflu qui te fait tripper. Tu connaîtras la valeur de l’argent, et tu ne prendras pas le monde pour acquis.

Tout petit, je ne te surchargerai pas de tous ces joujoux à la mode pour embourber l’espace qu’il y a entre nous. Je garderai de la place pour qu’on aille sauter ensemble dans la boue et manger les racines blanches du gazon.

Je te regarderai, simplement, en te donnant tout l’amour que j’ai, en me disant que chaque geste, chaque attention auront une conséquence sur ce que tu deviendras. J’essaierai de ne pas flancher à l’ère du tout, tout de suite, maintenant, sans penser à ce que ça aura comme impact sur toi demain. Je saurai que la meilleure façon de t’influencer n’aura rien à voir avec les sermons que je pourrais te faire, mais bien seulement avec la façon dont j’aurai à vivre ma propre vie.

Je ne ferai pas l’unanimité, je ne serai pas ta meilleure amie, je ne ferai pas tout pour te faire plaisir. Je ne choisirai pas le chemin le plus court.  Ça va être tough love pour un bon moment, mais on va passer du bon temps, et tu voleras de tes ailes accomplis.

Je serai marginale ; je serai sévère. Tu seras ce que tu voudras, tu seras libre.

Je t’aime, mon trésor.

Maman xx