Pourquoi le Jugement ?

J’ai reçu un soin dernièrement et la situation qui s’est produite m’a inspiré cet article.

La thérapeute en question venait de vivre une discussion tourmentée avec une amie qu’elle aimait beaucoup. Comme son coeur était en peine, elle m’a reçue dans la pièce comme si j’étais toute fragile, sous une épée Damoclès de tristesse. Pendant une heure durant, elle me questionnait sur ce qui pouvait bien me rendre aussi triste, alors que j’étais très enthousiaste et sereine. J’ai compris ensuite ce qui s’était passé pour elle avant de me recevoir, et j’ai fait le lien sur la projection qu’elle exerçait sur moi, en regard de ses propres sentiments.

Cette situation de jugement, on la reproduit tous, inconsciemment, très souvent. À différents degrés, sous différentes formes, à l’égard de ceux qu’on aime, que l’on déteste ou qui nous semblent en apparence indifférents.

Le jugement, c’est non seulement quand tu regardes l’autre et que tu penses ; Elle est ben trop grosse (ou ben trop maigre), elle est folle, lui s’tun fuck all, eux autres y savent pas de quoi y parle, non mais à pourrais- tu ben y sacrer patience… Vous savez…Toutes ces bêtises, répétées à tort ou à raison, tout haut ou tout bas. J’ai choisi spontanément les leitmotivs nommés ci-haut. Si on comprend cet article, on comprend que ça a tout à voir avec ce que je pense de moi-même.

Si aucun conflit n’existait en moi, le jugement disparaîtrait, comme la noirceur devant la lumière.

Le jugement, c’est aussi quand, même avec amour, on pense qu’on sait ce qui est bon, au mauvais pour l’autre. Tu devrais te reposer. Je pense que tu as de la peine. Tu n’as pas l’air d’aller ? Tu me sembles fatigué(e) ? Tu m’as l’air d’être tourmenté (e)… Tu devrais arrêter si…Tu devrais commencer ça…

Ce qui est bon pour toi est peut-être la pire chose pour moi. Son expérience, sa sagesse n’ont que peu d’influence sur l’autre, si ce n’est pas ce qui est planifié pour elle (ou lui).  Tu devrais manger mieux. Ouin ? Pis si j’ai la fibrose kystique, c’est une poutine que ça me prend pour déjeuner.

Le jugement c’est une question d’amour-propre, un point c’est tout. Tu juges l’autre, plus d’amour. Tu te juges, plus d’amour.

C’est juste que le cerveau humain a l’air de trouver ça plus simple de projeter l’inconfort intérieur sur l’autre, comme si ça se voyait mieux avec les yeux, comme si c’était moins méconnaissable qu’avec le coeur.

Il n’y a rien que l’on voit en l’autre qui n’est pas une projection ou un reflet de nous-mêmes. Je reconnais ce que je porte en moi. Il m’est impossible de juger la façon dont une baleine se reproduit, simplement parce que ça n’a rien à voir avec ma réalité. À part trouver ça fascinant, je m’en fous complètement, donc aucune place au jugement. Du revers, quelque chose qui me ressemble; attention ! Que le spectacle commence !

Chaque fois que vous poserez un jugement sur l’autre, aussi petit et anodin sera-t-il; sur son apparence, sa façon de faire les choses, de vivre sa vie, de gérer une situation, d’élever son enfant, de faire son travail. Sachez qu’inconsciemment, c’est sur vous que vous lancez la pierre. Arrêtez-vous et posez-vous la question ; qu’est-ce que ça a à voir avec moi ? En quoi ça me ressemble ? Transformez votre jugement en compassion et silencieusement, posez un regard d’amour sur cette réflexion, et effacez toute forme de jugement à votre égard.

Ça devient amusant de se regarder faire, je dirais même que c’est un travail à temps plein, au début. Je me prête au jeu depuis longtemps, mais de plus belle depuis quelque temps, et ça fait du bien de s’aimer un peu plus chaque jour, et de regarder l’autre avec un peu plus d’amour, chaque jour. Ce travail deviendra comme un entonnoir et après un moment, seulement l’amour s’efforcera de transpercer vos relations et vos intentions.

On comprend alors que le jugement est né pour s’aimer. Exercez-vous à entretenir ce silence d’or, écoutez simplement, et expirez un souffle de foi, rafraîchissant et inépuisable, chaque fois que vous en aurez l’occasion.

Ça suffira. Vive le jugement !

Caroline xx

La tragédie de Capitaine Crochet

 

Peter Pan. On connaît tous. Ce petit qui vit dans un monde où on refuse de grandir. Mais avant de se souvenir qui il était, il était devenu un adulte blasé, mécanique ; un capitaine crochet des temps modernes.

Il faut se souvenir d’où on vient , pour savoir qui on est. Il est fort probable qu’on a presque tout oublié de notre enfance. Si on s’en est bien sorti, quelques souvenirs flous ou parsemés de clarté ont réussi à survivre dans notre esprit. Comme l’odeur de la cuisine, la douceur de la peau de ma mère, les visites saisonnières chez ma tante Camille, cette bicyclette à banc de banane, le lichen sur les roches dans le Grand Nord, le dentier de grand-maman Suzanne, ces pingouins de plastique loués pour mon cinquième anniversaire, les framboises de la ruelle Cadillac, les speeches de mon père, mes doigts entre les yeux des poissons frais pêchés.

Le problème c’est si on a oublié les souvenirs à notre propre sujet. La plupart d’entre nous ont oublié ce qu’enfant, on aimait vraiment. Ce qu’on passait notre temps à faire, ce qui faisait passer nos journées entières comme un éclair.

Rien ne sert d’être nostalgique. Hier perd beaucoup de son importance devant aujourd’hui. Mais ce que nous aimions en revanche, l’est vraiment. On doit accorder du sérieux à cette identité, qu’on a peut-être laissé fuir entre la vie, et ses aiguilles battantes au sens horaire.

La recherche, c’est environ avant 8 ans. Après, tu commences à te faire «des accroires». Après t’oublies presque tout de quand t’avais en bas de 8 ans…

Petite, j’aimais le papier à lettre, je les collectionnais. Je me souviens de celui avec les rebords brodés, imprégné d’une senteur de parfum de fleurs. J’aimais écrire, j’avais des petits livres,  dans lesquels j’écrivais des poèmes, qui sont devenus des chansons, qui sont devenus des journaux de bord. Je m’étais fait une petite table en foam blanc, sur laquelle j’avais déposé des prières, un lampion, et quelques objets précieux. Le soir avant de me coucher, je m’agenouillais devant mon autel et je récitais mes chapelets. Je passais ma vie dehors, j’aimais aller dans le bois, marcher, collectionner les roches qu’on laisse dans ses poches, les lancer dans le ruisseau, cueillir les fleurs, avoir peur de ces fruits rouges qui empoisonnaient les serpents, me faire un monde imaginaire dans cette cabane, dans l’arbre, jamais construite. J’aimais faire ma chambre, la décorer, déplacer les meubles. J’aimais la lecture. Je lisais tout ce que j’avais sous la main, y compris les emballages des dentifrices et les étiquettes de shampoing. J’aimais rire, m’asseoir à table et regarder les oncles avec une cigarette fumante jouer aux cartes, entendre les histoires des éveillés, moi, couchée dans la chambre d’à côté. Partir à l’aventure dans le quartier ou dans notre champ en guise de cour arrière. Quand j’allais à la toilette, je m’imaginais parlant devant un auditoire, je faisais comme si on m’interviewait. Je racontais n’importe quoi. Mais je parlais, et on m’écoutait.

Tout ça… j’avais oublié. C’est ça la tragédie. Mon Peter Pan était tombé dans l’oubli.  Capitaine Crochet était rendu trop fort. Ça m’est revenu après avoir mis au monde mon fils qui, chaque jour, m’offre le précieux cadeau de replonger dans l’univers de l’enfance. Son monde imprégné de liberté, de découvertes, de vulnérabilité et d’innocence.

Les souvenirs réveillés m’ont aidée. Tantôt à me dire que j’étais sur la bonne voie, tantôt à me dire que j’avais pris le champ. Ça m’a aidée à recommencer à écrire, ça m’a aidée à comprendre que l’autre avait beaucoup d’importance pour moi. Que la nature, je devais m’y aventurer plus souvent, que je devrais peut-être un jour orchestrer une conférence tel que promis, que je devais conserver les rituels qui me définissent, et pourquoi pas bâtir cette maison imaginaire au travers les branches.

Dans ces trouvailles, y’a pas d’égo. Y’a juste le petit(e) en vous qui sommeille. Qui meurt d’envie de revoir le lever du soleil.

Ce sont des choses simples qui font qui on est. Et ce sont les choses simples qui font que la vie vaut la peine d’être vécue. On n’est pas tous destiné à être un génie qui change le cours de l’histoire, mais on est tous destiné à être qui on est vraiment.

Cherchez et vous trouverez; si vous avez envie de fouiller. Ensuite mettez en lumière les amours de cet enfant que vous étiez. Peut-être qu’un beau jour, votre Peter Pan vaincra votre Capitaine Crochet , et que vous recommencerez à vous amuser, comme dans ce lac couvert de nénufars un soir d’été.

Les temps ont changé, mais pas ce dont on a besoin pour s’exclamer de bonheur et être frappé par la joie.

Caroline xx

 

 

 

 

Le YOGA pour les Nuls

Prétendons que nous sommes nuls. Prétendons que nous ne savons rien à propos de ce qu’évoque pour nous le mot : yoga.

Oubliez tout ce que vous savez de ce concept populaire. Repartons à zéro.

Je ne suis pas spécialiste, ni professeur de yoga. Je pratique ces méthodes curatives depuis  plusieurs années et sous différentes formes.

Je veux démocratiser le yoga afin que tous, ou en partie, le mettent en priorité dans sa vie, ne serait-ce que pour un court instant chaque jour, au même titre que la nourriture est au centre de notre existence, l’activité physique et le sommeil.

Le yoga, c’est simple. C’est une philosophie. Une façon de vivre. C’est ce moment que l’on s’accorde pour respirer consciemment, sentir l’énergie qui nous habite, vivre l’instant dans le concept du temps, constater la vie qui nous traverse, ressentir attentivement ce qui se passe dans notre corps, faire abstraction aux pensées, visualiser la guérison, ouvrir son coeur.

Les postures, c’est des niaiseries ; comme dirait Shali, un yogi Indien, ami de ma mère. Les postures et enchainements du yoga ne sont qu’éphémères. La conscience est la conséquence du mouvement. Ce ne sont pas les postures qui sont essentielles, c’est ce qui se dégage d’elles.

Certains pourront pratiquer le yoga pendant des années, voire toute leur vie et échapper à l’essence de ce qu’est réellement le yoga. Ce que vous portez, la glace dans laquelle vous vous regardez, le professeur que vous écoutez, l’environnement dans lequel vous pratiquez, le tapis sur lequel vous vous trouvez n’ont que très peu d’importance. Tout ça, c’est des niaiseries. L’important, c’est de fermer les yeux, de respirer par le nez et de s’éveiller à notre essence propre qui a tant à raconter.

Pour y parvenir ; il suffit de commencer. La réussite de ces pratiques réside dans la répétition des séances. Devient forgeron celui qui forge. Vous devez vous adonner au yoga chaque fois que vous en avez l’occasion. Plus vous pratiquerez, plus vous deviendrez le yoga. Vous ne ferez plus du yoga, vous serez le yoga. Plus vous persévérerez sur ce chemin, plus le yoga vous habitera en dehors de votre tapis, plus il vous rendra quelqu’un de meilleur.

Ne vous rendez pas à une classe chaque semaine. (Vous pouvez si vous voulez, je dis des niaiseries) Pratiquez plutôt dans votre salon, dans votre chambre, au réveil, au coucher, quand vous voulez. À la maison c’est plus simple, plus instantané, plus accessible. Je vous suggère les DVD suivants pour vous mettre à l’oeuvre :

«Le pouvoir du Qi Gong Yoga» avec Nicole Bordeleau

nicole bordeleau

Ce dernier, le matin au réveil si possible. Après avoir nettoyé votre visage, gratté votre langue, brossé vos dents et nettoyé votre nez. 

La séance suggérée ci-haut dure une vingtaine de minutes. Vous ressentirez le calme et accueillerez le jour nouveau. Le Qi Gong (on prononce tchi kong) est d’une simplicité déconcertante, allié à un pouvoir extraordinaire. Mon bb de 16 mois fait plusieurs des mouvements, ma grand-mère de 90 ans pourrait en faire tout autant. La richesse de cette pratique, c’est qu’on peut, tout le monde, trouver son compte, exploiter le mouvement à son aisance et ressentir un bien-être fou.

Au courant de la journée, je vous suggère une deuxième séance de ces DVD complets, parmi lesquels vous pourrez choisir une classe selon votre besoin du jour :

«Absolument Yoga» avec Sylvie Tremblay

absolument yoga

«Retour aux sources» avec Joanie Tardif.  Une amie à moi pétillante, belle et intelligente !!!

Joanie Tardif

Vous deviendrez cette version insoupçonnée de vous. L’amour, que vous mettrez dans ces moments de yoga, se transportera en vous et au travers de vous. Pratiquez le yoga le sourire aux lèvres, et un jour vous vous surprendrez à revêtir le sourire en permanence, vous apprendrez à respirer et serez dorénavant plus calmes, plus sereins face à la vie et à ce qu’elle vous envoie. La lumière émanera presque de votre peau et de vos yeux si vous saisissez et devenez le yoga. Vous vous guérirez chaque jour dans ces pratiques qui chasseront momentanément vos tensions et vos peurs, pour un jour, peut-être les voir disparaitre pour de bon.

Accordez-vous ce cadeau, la grâce de devenir le yoga, pour enfin contribuer à un monde meilleur et plus doux. Ne me croyez pas sur parole. Ne croyez pas ce que vous lisez. Lancez-vous et vous verrez. Votre corps et votre esprit se régénéreront. Vous vous remercierez.

Namasté.

Caroline xx

Crédit Photo : IndiaTimes

 

 

 

Pour Le TOUGH LOVE

 

Lettre à mon petit Caleb.

Maman t’écrit une lettre que tu ne liras peut- être pas. Ce qui importe, c’est que je saurai ce que je t’ai écrit. Comme mon rôle envers toi le plus important est de t’éduquer, voici ce que j’ai à raconter.

Maman est sévère. Mes couleurs sur le sujet ne sont pas tout à fait franches, du haut de mes 16 mois d’expérience. Toutefois, je connais ce que j’ai envie de t’offrir, pour te rendre le meilleur des services.

Je suis une maman qui sera devant le but de ta vie, et qui te laissera marquer des points seulement quand ce sera juste et équitable.

Je serai une maman qui regardera ta chute et qui, gentiment, observera ta façon de te relever. Tu apprendras alors à retrousser tes propres manches.

Tant que tu seras sous mon aile d’aigle, maman te donnera des responsabilités, aussi petites seront-elles, afin que tu apprennes à accomplir quelque chose par toi- même et en être fier, en commençant par mettre tes bas et ranger tes petits jouets. Tu auras confiance en toi.

Maman aura des limites assez définies pour te montrer où est ta place de petit garçon dans ma maison. Tu connaîtras alors tes limites et les miennes. Tu sauras donc me respecter, pour ensuite te respecter toi- même.

Maman aura beaucoup de règlements ici- bas, que tu devras respecter. Parce que tantôt, quand tu sortiras du nid, tu connaîtras ce qu’est la hiérarchie. Tu connaîtras la place que tu devras prendre face aux autorités et aux visages de pouvoir sur ton chemin.

Maman te donnera des conséquences si tu enfreins quelque chose que tu ne devais pas faire. Parce que mes conséquences seront probablement moins graves , que celles que la vie te balancera plus tard, quand tu seras grand , et que je ne t’en aurai pas assez fait assumer.

Maman remettra souvent les choses entre tes mains, afin que tu prennes la responsabilité de tes actions, et que tu apprennes à vivre avec les conséquences de tes choix. Si tu arrives en pleurant à la maison parce que ton professeur t’a chicané, sache que je retournerai la question du conflit vers toi , et te demanderai ce que tu aurais pu faire pour éviter ou arranger la situation. Tu deviendras alors un petit garçon responsable et tu ne porteras pas  le chapeau de victime.

Lorsque ton entraineur emploiera une méthode ou une autre pour te mener à bon port, je me tiendrai de son côté de la clôture. Il te fera peut- être souffrir, mais tu connaîtras la labeur et l’acharnement. Tu te rencontreras.

Maman ne t’achètera pas tout ce que tu désires, même si, souhaitons- le, l’argent ne serait pas un problème. Je t’offrirai mon temps et mon amour. Tu travailleras pour gagner tes sous et t’acheter le superflu qui te fait tripper. Tu connaîtras la valeur de l’argent, et tu ne prendras pas le monde pour acquis.

Tout petit, je ne te surchargerai pas de tous ces joujoux à la mode pour embourber l’espace qu’il y a entre nous. Je garderai de la place pour qu’on aille sauter ensemble dans la boue et manger les racines blanches du gazon.

Je te regarderai, simplement, en te donnant tout l’amour que j’ai, en me disant que chaque geste, chaque attention auront une conséquence sur ce que tu deviendras. J’essaierai de ne pas flancher à l’ère du tout, tout de suite, maintenant, sans penser à ce que ça aura comme impact sur toi demain. Je saurai que la meilleure façon de t’influencer n’aura rien à voir avec les sermons que je pourrais te faire, mais bien seulement avec la façon dont j’aurai à vivre ma propre vie.

Je ne ferai pas l’unanimité, je ne serai pas ta meilleure amie, je ne ferai pas tout pour te faire plaisir. Je ne choisirai pas le chemin le plus court.  Ça va être tough love pour un bon moment, mais on va passer du bon temps, et tu voleras de tes ailes accomplis.

Je serai marginale ; je serai sévère. Tu seras ce que tu voudras, tu seras libre.

Je t’aime, mon trésor.

Maman xx

 

 

Comment démarrer une entreprise à succès ?

Démarrer une nouvelle entreprise qui connaîtra du succès n’est pas donné à tout le monde. Démarrer ; facile. Réussir ; difficile.

Je suis une entrepreneure. Je viens d’une famille d’entrepreneur. J’ai mariée (ou presque) un entrepreneur. J’ai connu et analysé le succès, j’ai vécuE et observée des situations d’échecs.

J’espère que cet ABC du business sonnera l’heure juste pour vous. Il en sera de même pour moi lors de ma prochaine aventure, quand j’oublierai ce que je sais pourtant !

1- Ayez une conviction et une raison profonde d’améliorer le monde avec votre produit ou votre service. La raison pour laquelle vous vous lancer doit être fondamentale, doit vraiment signifier quelque chose de vrai pour vous. L’argent ne doit pas être la raison de votre projet. L’argent deviendra une conséquence de votre passion et de votre travail. Plus votre raison sera pure, centré avec qui vous êtes vraiment, en lien avec votre vrai rôle de vie, plus le succès monétaire sera à la hauteur de cet alignement

2- Ne parlez de votre nouveau projet à personne. Gardez votre focus et vos énergies à démarrer votre projet. Les gens ont cette manie de vous dicter ce que vous devriez faire, de vous décourager ou de parler de votre projet à d’autres, ce qui a tendance à brouiller l’énergie et le focus de votre destination…

3- Croyez sincèrement, hors de tout doute, que votre projet connaîtra le succès, quelque soit votre description du succès. Si un seul doute de votre part existe, méditez afin de le faire disparaître. Si vous en êtes incapable, mettez le projet sur la glace…

4- Visualisez et ressentez votre destination, le succès que vous connaîtrez, demandez à l’univers de vous porter vous et votre projet aussi loin que le voyage mérite d’être mené.

5- Ne faites pas de plan d’affaires. Un plan sert seulement à rassurer les banquiers si vous avez besoin de financement. Il limitera vos possibilités. Il encadrera une boule d’énergie qui peut prendre de l’expansion au delà de votre imagination. Ne dirigez pas vos objectifs, laissez la vie s’en charger..

6- Engagez un bon comptable. Les erreurs, l’incompétence et l’ignorance coûtent cher. Le gouvernement et les lois ne pardonnent pas. Vous devez être entourés d’experts qui vous éduqueront sur les détails auxquels vous n’êtes pas accoutumés.

7- Dressez une liste de vos valeurs d’entreprise, de vos engagements face à votre communauté, vos clients, votre réseau afin de prendre toutes vos décisions en ce sens. Vous devez être cohérent avec votre philosophie d’entreprise et toujours la garder en tête. Ramenez-vous à ces valeurs pour chaque prise de décision.

8- Sachez que vous devrez travailler très fort. Ne pensez pas qu’il y a une histoire à succès sur cette planète qui soit née et qui ait vécu de la loi du moindre effort. Dans la vie, il n’y a pas de succès sans effort. Démarrer et mener à bon terme une entreprise est difficile. Cela vous prendra beaucoup de temps et de compromis avant de vous prélasser sous le soleil des tropiques la tête tranquille. Si vous n’êtes pas prêt à payer le prix de la dévotion, abstenez-vous.

9- Ne vous compromettez jamais pour votre entreprise. Prenez toujours soins de vous. Vous et votre entreprise êtes 2 entités différentes. Cette entreprise, comme un enfant, a besoin de vous. Alors soyez en santé et en possession de tous vos moyens pour naviguer sur votre bateau. Si ce n’est le cas, prenez une pause, vous risquez de vous retrouver jouqué sur un tas de corail au beau milieu de l’océan.

10- Connaissez et écoutez celui qui profite de votre produit ou de votre service. C’est grâce à lui si vous pouvez vivre de votre rêve. Soyez rempli de gratitude envers lui à chaque instant, à chaque transaction même si c’est la pire que vous auriez pu imaginer.

11- Aimez ce que vous faites et amusez-vous. Il se peut qu’un jour vous vous lasser de ce que vous avez mis sur pied. Rendez-vous service et rendez service aux autres, passez le flambeau ou fermez boutique. Les choses ne feront qu’empirer si l’amour n’émane plus de toutes les sphères de l’entreprise.

12- Si votre entreprise comporte des membres de votre famille, dressez une liste de vos tâches respectives et de vos engagements personnels face à l’entreprise et l’un envers l’autre. Connaissez les forces et faiblesses de chacun et positionnez-vous dans l’entreprise en ce sens. Mettez par écrit vos tâches et engagements et référez- vous à ces contrats quand les moments difficiles arriveront. Que les choses soient claires entre vous, sinon le pire peut éclater. Les émotions sont facilement accessibles avec ceux qu’on aime. Regardez-les toujours comme des partenaires d’affaires, non pas comme des membres de votre clan.

13- Sachez que la compétition n’existe pas. Vos compétiteurs révèlent les opportunités de vous améliorer sur un plateau d’argent. Bénissez ceux qui opèrent dans le même domaine que vous. Apprenez d’eux. Ne les voyez jamais comme une menace. Vous entrerez en guerre avec ceux qui partagent la même raison d’exister que vous, c’est comme entrer en guerre avec vous-même. Faites-en des alliés.

14- Ne prenez jamais rien pour acquis. Le monde dans lequel on vit se lasse vite, autant en emporte le vent. Alors, améliorez-vous, formez-vous, éduquez-vous, renouvelez toujours votre produit ou votre service.

15- Soyez gentil avec tout le monde, on ne sait jamais qui pourrait vous rendre service, qui pourrait faire une réelle différence dans votre épanouissement. Vous avez besoin des autres pour réussir. Seul, votre entreprise n’existe pas. Traitez tout le monde avec gentillesse, même le pire des gentils.

16- Sachez qu’en affaires, le karma aussi existe. Plus qu’ailleurs à mon avis. Dans chaque transaction où vous perdez quelque chose, pensez plutôt avoir reçu que peu de votre dû , d’avoir laissé quelque chose en trop à quelqu’un qui méritait, à votre avis, un peu moins ; sachez que ce qui appartient à César retourne toujours à César. La pendule revient, elle revient toujours, d’un sens comme de l’autre.

17- Bénissez chaque sou. Ne prenez jamais l’argent pour acquis. Que vous en ayez suffisamment, peu ou amplement, ne changez jamais d’attitude face à l’argent. Acceptez-la, bénissez-la et assumez-la, elle fait partie de votre succès.

Bonne chance dans votre projet. L’univers est votre meilleur partenaire, pensez à l’inclure dans votre contrat de démarrage.

Caroline xx

Réviseure: Andrée Tremblay

Cette idée que j’ai reçue 

 

cette idée que j'Ai recue

J’ai commencé jeune à comprendre le concept du demandez et vous recevrez. J’avais même pas 13 ans que mon père nous trimbalait d’un séminaire à l’autre pour comprendre l’idée que tu pouvais obtenir tout ce que tu voulais dans la vie , en visualisant et en commandant tes désirs à l’univers.

J’ai vite compris. Ça marche vraiment. On a tous ce pouvoir, il faut juste le comprendre et savoir l’utiliser. J’ai usé à bon escient cette loi de l’attraction. Au début, j’ai commencé à jouer doucement et quand j’ai observé les résultats concluants, j’ai continué comme un enfant. Qui ne joue pas à un jeu gagnant ? Je me suis amusée pendant longtemps, jusqu’à ce que je me trouve un nouveau genre.

Un été de célibat, libre comme le vent, j’ai passé tout mon temps à chercher une université où étudier. J’étais résolue à entreprendre des études universitaires. Mon périmètre depuis la maison : le monde entier. Je pouvais aller où je voulais. Les domaines à étudier ? Tous, je ne savais pas quoi faire pour changer le monde. Faque ça fait pas mal long à chercher et à trouver quand tu ne sais pas ce que tu veux. Parce que le demandez et vous recevrez, faut toujours ben que tu saches exactement quoi demander pour que l’univers te l’envoie sur un plateau d’argent.

Avec mes lectures de l’époque, une idée m’est venue :

Et qu’est-ce que ce serait si la vie me réservait quelque chose de beaucoup plus grand que ce que je peux m’imaginer ? (Le grand se trouvant aussi dans l’infiniment petit) Qu’est-ce que ce serait si je me laissais surprendre par la vie et que je me laissais guider par elle ? Qu’est- ce que ce serait si elle avait quelque chose de parfait pour moi, ce quelque chose insoupçonné par mon ego ?  Qu’est-ce que ce serait si j’arrêtais de chercher ad vitam aeternam, si je lâchais l’ordinateur un peu et en finir avec ces comparaisons du genre : Boston ou Amsterdam ? Qu’est-ce que ce serait si je plongeais de la tête aux pieds sous le lac froid, face contre terre, et que je me laisse bercer par le courant ? Peut-être que c’est dans cette zone que les miracles surviennent.

Ce qui fut. Les miracles se succèdent de plus belle depuis ce nouveau genre. Les miracles arrivent quand tu écoutes la vie , plutôt que de demander à la vie de t’écouter.

Je me suis presque laissée avoir dernièrement  dans mon ancien style de demandez et vous recevrez. JE voulais une maison aux abords d’un lac. JE l’ai demandée. JE l’ai trouvée. J’AI vendu l’idée à mon chum. JE poussais pour signer la transaction. Au bord du précipice, j’ai réalisé: AÏE ! WOW là EGO ! TES désirs. TES demandes. En as- tu parlé à ton ami de l’intention ? T’as oublié ton nouveau genre ? Me semble que ça commence à être assez important comme projet pour ne pas demander à l’univers, à Dieu, à la vie ? J’ai fait un 360 dans mon salon. J’ai dit : « Chère intention, pourrais- tu me dire ou m’envoyer ce dont j’ai vraiment besoin SVP. Ce qui serait parfait pour ma famille et moi ? Je suis à l’écoute de tes signes. Parce que vous savez, ça n’est pas les réponses qui nous manquent, ce sont les bonnes questions, dans les bonnes circonstances». Alors voilà, cette vie elle aurait pu ne rien m’envoyer. Ça aurait voulu dire: reste là où tu es Caroline, tout est parfait comme ça. Et j’aurais rétorqué : Ah bon ! Très bien alors. Mais à la place elle m’a gâtée, parce que dans mon univers, c’est : Welcome to the Karma Café of Life ; You get served what you deserve. L’intention m’a envoyé sur les pistes d’une terre agricole, sur laquelle on pourrait construire une magnifique Farm House, avec une écurie pour les chevaux , d’autres petits amis de la ferme, et de l’espace en masse pour les enfants. Tu vois, le genre d’affaire que je n’avais même pas pensé. Ça ne m’était même pas venu à l’esprit. Pourtant, c’est exactement ce qu’il nous faut.  Si je suis parfaitement alignée avec l’univers et que le plan soit parfait pour nous, je vous écrirai un jour, bientôt, un article bien assise sous ma galerie couverte de campagne. C’est le plus beau genre que j’ai trouvé à date ; de laisser de côté l’Ego et de laisser l’univers se charger de tout. Elle le fait de toute façon, alors j’écoute la musique qu’elle m’envoie au travers le vent et chaque jour, je comprends toujours plus le sens de la chanson qu’elle fait jouer.

C’est la même chose pour les processus de création. Que tu essayes de créer une nouvelle collection, créer une famille, créer une relation, créer une entreprise, créer une maison, créer un projet, créer une ville. Tu dois savoir que rien n’est créé par toi, mais tout est créé pour toi. On se met de la pression parce que l’Ego pense qu’il fait tout. Qu’il a du pouvoir, qu’il organise tout, qu’il sait tout. Mais tu es seulement le musicien. Pas le chef d’orchestre. Tu es responsable du mouvement de l’archet sur les cordes, mais pas de la mélodie qui en sort. Qu’est-ce qui a été créé pour moi aujourd’hui ? C’est moins lourd que : qu’est-ce que je pourrais créer aujourd’hui ? Alors ne demande rien de précis. Tu peux, tu l’auras, mais qu’est-ce que ce serait si quelque chose d’encore plus pur t’attendait ? Demande seulement d’être éclairé. Et garde les yeux ouverts pour percevoir la lueur.

« Rien ne se perd, rien ne se crée : tout se transforme ».

Antoine Laurent de Lavoisier (1743-1794).

Cette idée, ce n’est pas juste pour la chimie, c’est dans tous les concepts de la vie. On ne concocte pas les idées. Ce sont elles qui viennent à nous. On invente rien, on fait juste recevoir ce qui existe déjà. On va puiser dans ce cerveau collectif et on saisit au passage ce que l’intention a décidé de nous envoyer.

La vie m’a donné un fils. Je l’ai conçu, mais je l’ai seulement porté. Ya pas plus miraculeux sur terre qu’un humain qui se transforme dans un autre humain. C’est entièrement régi par la force créatrice de l’univers ça, je sais très bien que je n’ai rien à voir avec le fait que mon fils soit en vie. Ça fait peut-être drôle comme phrase, mais c’est ce que je ressens profondément. On me dit plusieurs fois par jour qu’il est beau, dans tous les sens. Je réponds : «C’est vrai qu’il est magnifique, merci, mais je n’ai pas grand-chose à voir là- dedans». On me regarde souvent avec un genre de : Eh bien ! J’entends rarement ce genre de commentaire. Pourtant, quand je constate le miracle qui s’est opéré en moi depuis que j’ai entendu son coeur battre au même rythme que le mien, d’oser croire que je contrôle quoi que ce soit c’est de la folie. Je ne me sous-estime pas, j’entretiens seulement ce point de vue devant la puissance de la vie. De se faire bercer par l’intention dans l’aventure, c’est tout ce que j’avais à faire. Maintenant, c’est de continuer à regarder le spectacle.

Depuis j’ai compris que je n’ai pas grand-chose à voir avec grand-chose. Dieu, l’univers, la vie, l’intention; donne-lui le nom que tu veux. Dieu se charge de tout. Ma job à moi, c’est d’être en paix, de ressentir la joie, de provoquer le bonheur dans l’instant présent , d’être émerveillée par le soleil qui se lève chaque matin, de comprendre que je peux mourir n’importe quand, de répandre la gentillesse autour de moi , de prendre soin de moi et des autres , de prendre la vie en riant, de pardonner, d’être remplie de gratitude pour tout ce qui se trouve là , aujourd’hui, d’accepter ce qui est, d’avoir de la compassion envers et contre tout… Le reste, c’est la job de l’Univers.

Suivez cette route de l’inattendu. Osez vous abandonner à la vie et à tout ce qu’elle a prévu pour votre épanouissement. Trouvez ces signes placés sur la route, soyez aux aguets de ces sous noirs trouvés au hasard sur le chemin. Laissez votre ego de côté et oubliez que vous seul savez ce qui est bon pour vous. Vous êtes à la merci d’un service beaucoup plus grand que ce que vous pouvez vous imaginer. Votre imagination est limitée à ce que vous pouvez juger. Tentez de vous jeter dans les bras de l’univers et de ses innombrables possibilités. Votre route tombera dans des endroits insoupçonnés et vous regarderez la mise en scène plus tard au moment de votre mort et penserez : quel beau genre j’ai adopté, cette idée que j’ai reçue, c’était la plus belle de toutes. Vous fermerez les yeux, et pourrez revenir un peu plus en paix que la dernière fois.

Tenterez-vous le coup ?

 

Caroline xx

Toutes ces choses inachevées …

TOUS CES PROJETS

Je suis inachevée.

Je fais plein de choses inachevées. Je commence un projet, j’arrête… Je commence un livre, il s’impatiente sur la table de chevet. Je commence un cours, je n’obtiens pas de certificat. J’ai un objectif, ça ne finit pas toujours comme ça devrait. Je m’entraine pour un marathon, ça finit en 10 KM. Je commence une détox de 21 jours, ça se termine 14 jours plus tard.

Tu vois, je suis le genre inachevé. Je suis le genre qui ne termine pas tout ce qu’elle commence. Je suis du genre à souvent se faire dire : Tas laissé tomber ? Tu ne continues pas ? Mais t’avais pas commencé telle ou telle affaires ? Et puis t’es rendue où avec ça ? C’est vrai ? T’as abandonné?

Je pense maintenant qu’avec les années, je me suis habituée à être comme ça. J’ai posé un regard honnête sur moi et je me suis dit : ben oui toi, c’est ton portrait tout craché. J’ai commencé à en rire. Je ne me prends pas trop au sérieux.  Je suis devenue amie avec celle-là. J’ai commencé à aimer cette partie de moi.

Je sais que c’est, en autres, parce que je suis un genre de Madame OUI. Moi tu me proposes de me jeter en bas du pont (c’est pas dangereux), je vais dire : Ben oui toi ! Pourquoi pas ? Hé ! Veux-tu qu’on fasse ce stage ensemble ? Ben oui ! On part à telle place ? Oui ! C’est pas juste pour te faire plaisir, c’est parce que j’ai vraiment envie de le faire. Je lis dans Oprah que je dois lire ce livre, c’est déjà fait je l’ai commandé. On me suggère de visiter ce nouvel endroit; je suis déjà sur le téléphone en train de réserver une place. Je tombe sur ce cours en ligne que je trouve tellement hot ! C’est sûr ; qu’aussitôt vu aussitôt fait, je suis inscrite, avant même que tu le saches j’ai commencé…

Je suis curieuse, enthousiaste, passionnée, assoiffée de savoir et d’expérience. De ce fait, à un moment ou un autre, quelque chose doit s’arrêter. Je ne peux pas tout faire, même si j’ai l’étrange illusion que je peux tout faire. Je suis certaine de ne pas être la seule qui porte ces bottines. Surement à différents degrés, mais on est tous un peu ce genre de portrait humain.

Quand mon marathon finit en 10 km, je suis tellement fière de moi. Je suis vraiment fière de moi, le marathon dorénavent je m’en fous, je sais courir, je me sens bien. Hé !! Je suis tellement bonne  !!! Ça y est ! Je suis vendue à l’idée de la course. L’objectif à long terme, ce n’est pas pour moi. Je suis une fille de court terme. Moyen…tu risques de me perdre. Je suis cette fleur au jour le jour, on ne sait jamais quel bord elle va prendre celle-là.

Un cours en miracle, le livre, ça doit faire 3 ans que je le lis. Je ne sais pas si je vais avoir assez de temps libre dans ma vie pour l’achever celui-là. Je tombe toujours sur une page qui a choisi de me visiter ce jour-là. Et pour toutes celles que je n’ai pas encore eu la chance de lire, eh bien, je ne sais probablement pas ce que je manque, mais pour l’instant ça m’adonne mieux de lire les 4 autres livres qui sont sur ma table de chevet pour la saison, avant que ces autres, inachevés, ne retrouvent leur vieille place…

Tu vois, on est comme formaté à l’idée que si tu n’as pas achevé quelque chose, tu as échoué. Mais tu n’as pas obtenu ton diplôme ? Non grand-maman, mais j’ai passé presque 4 ans de ma vie à structurer mon esprit dans ce domaine, vivre un tas d’expériences, appris plein de chose et rencontrer des gens qui m’auront marquée à jamais (ou presque). Ces 4 années-là, elles me restent, elles m’appartiennent, elles m’ont transformée. Le diplôme ? So what ? De toute façon, j’ai changé de branche. C’est perdu ? Franchement, un peu de discernement.

La détox de jus vert. Tu n’as pas fini ? Tu n’es pas diplômée des 21 jours ? Non, après 14 jours j’avais compris le principe. J’avais hâte de rentrer et de raconter à tous mes amis. J’avais hâte de vivre ma nouvelle vie à la maison.

On a le droit d’arrêter quelque chose parce qu’on croit bon de le faire. Parce qu’on est tanné. Parce qu’on a su ce qu’on voulait savoir. Parce que demain ce sera mieux. Parce qu’on trouve ça nul à présent. Pour toutes les raisons du monde, en autant qu’elles soient sincères et vraies ces raisons, et que tes intentions soient pures comme de l’eau de roche.

Achever quelque chose pour l’achever, ce n’est pas ma tasse de thé. Toute une raison ça ; je vais finir parce que j’ai commencé. Moi, ça me prend tout un élan de motivation et une raison profonde pour aller de l’avant sur cette route que j’ai empruntée. Sinon j’ai le grand coup de volant assez facile pour bifurquer dans le champ et regarder le coucher de soleil.

C’est pas parce que t’as commencé le ménage du garde-robe, que t’es obligée de finir, parce que tu t’es dit que t’allais finir cet après-midi. Dis-toi que t’as décidé de faire dégeler le frigidaire et tu continueras demain. C’est correct. C’est pas grave. T’as commencé une toile et ça fait 10 jours que plus rien ne marche sur cette satanée toile? Rends-toi service, mets la hache dedans, balance-là par la fenêtre et recommence. De grâce, ne la finis pas parce que tu l’as commencée.

On est tous inachevé de toute façon. On va revenir souvent sur ce plan terrestre avant de l’être. On n’est pas aussi grand qu’on le sera demain. Alors, pour moi, ça va de sois , on peut se permettre un paquet de choses inachevés dans nos vies,  ça fait partie de l’équation naturelle de l’humanité.

Et si on posait un regard honnête sur ce qui nous entoure, ce qu’on a entrepris, va-t-on vraiment aller jusqu’au bout ? Le bout qui est suggéré ? Ou va-t-on aller jusqu’à NOTRE bout, celui qui nous convient, celui qui nous dit : tiens, j’en ai assez. Tu peux arrêter. Tu peux recommencer une autre fois. Tu peux abandonner. Parce que de toute façon, cette couleur elle ne te va plus si bien finalement.

Je comprends la notion de se dépasser, mais je préfère souvent celle de se respecter.

Soyons doux envers nous-même. Et la prochaine fois qu’on va se regarder dans la glace après avoir mis fin à quelque chose qu’on avait commencé, on se posera la question ; Est-ce que ça valait toujours la peine ?

Si c’est non, alors continue à appliquer ton mascara, on va s’en remettre de tes projets inachevés. Next ?!

 

Caroline xx

Crédit photo : Free People

Salut Changement !

 

salut changement

 

J’ai déjà eu, à une certaine époque, 20 employés à ma charge et une centaine de clients réguliers qui étaient souvent déstabilisés par les changements concernant mon entreprise, son environnement, ses habitudes, ses produits et ses services. Ça m’ébranlais à chaque fois de voir à quel point le changement peut déranger. Les gens en majorité qui m’ont été offert de croiser à cette époque aimaient la stabilité, le confort et la sécurité.

Moi, je changerais toujours tout; les heures d’ouverture , le menu, le décor, les équipements. Des produits j’en étalais, puis je les retirais. Je créais des services, puis je les abolissais. On continuait pourtant à venir en grand nombre et à en parler à grandeur du Québec. Même si ce n’était pas très usuel d’être aussi spontanée et impulsive dans ce domaine, il y avait quelque chose d’attrayant aux yeux des consommateurs dans ces changements, j’en suis persuadée. On se disait probablement;  » ça pas d’allure tout changer comme ça, mais elle a du chien celle-là, je vais regarder le spectacle! ».

Pour moi c’était clair que chaque jours était un terrain de jeu et que je devais tout faire, pour survivre du mieux que je pouvais. Trouver tout les outils nécessaires pour que l’entreprise grandisse et s’épanouisse, au détriment de changer d’idée le lendemain matin, au détriment d’instaurer de nouvelles façons de faire et que demain, l’autre jour, les astres aient changés et que ce ne soit plus ce dont j’étais convaincue . J’ai aujourd’hui passé le flambeau à quelqu’un d’autre parce que quand tu es comme moi, ça n’est peut-être pas le genre d’entreprise tricotée sur mesure pour tes épaules, une fois que tout est achevé.

Je comprends que pour certains ça peut être déroutant le changement. Pour moi, c’est rassurant de savoir que rien n’est statique. Le changement je le bénie, je l’accepte, je le chéris parce qu’il fait partie intégrale de notre vie, de la mienne en 2-k. Le baromètre du changement peut varier d’une personne à l’autre . À mon avis , plus ton baromètre en prend, plus tu d’adaptes, plus tu es heureux. C’est bien plus plaisant d’être avec celui ou celle qui dit ; « Tiens donc, la route est barrée. Voilà une belle opportunité pour emprunter la trail à vache d’à côté et de se marrer un peu. »

Tout est en mouvement. À chaque seconde, y’a des milliers de particules qui bougent et qui se transforment dans notre corps, dans l’espace. Chaque seconde, c’est quelque chose de nouveau qui nait, qui meurt, qui a été ou qui sera. Tout change constamment autour de nous ; les saisons, la terre, sa position, notre peau, notre santé, l’air, l’eau, l’énergie… Une seconde nous sommes en vie, celle d’après on peux mourir. On pense être en santé et la semaine suivante on apprend que la maladie nous a touché…

Soyons positifs devant le changement. Soyons ouverts aux nouvelles possibilités, quelque soit notre attachement à l’idée de notre attente, au concept ou au plan qui avait été dressé précédemment.

C’est peut être clair pour vous que vous aimer le changement, ou peut être pensez-vous ne pas l’aimer, mais observez la prochaine fois qu’un changement se dressera sur votre chemin. Un party de jardin est organisé et à la dernière minute on l’annule à cause des intempéries de mère Nature. Tu pensais obtenir cet emploi et finalement, la vie t’a balancée ce que tu avais besoin, pourtant pas ce que tu avais demander. Tu viens d’apprendre que ton chum a un compte très actif sur un site de rencontre en ligne …. Comment réagis tu face à ce qui es ?

Parce que ce que tu ne peux changer tu dois l’apprivoiser afin de t’adapter. Être créatif et inventer un nouveau plan ou une nouvelle attitude pour ne pas souffrir de cette situation , et de profiter de la vie et de tout ce dont elle a à t’offrir.

Parce qu’après tout, c’est l’attitude que nous avons face aux choses, les pensées que nous choisissons de saisir au passage qui détermineront comment nous danserons avec la pluie, ou si on souris même si le soleil ne brille pas quand on en aurais envie.

Changez d’idée, changez le divan de place, changez de destination voyage, changez de menu cette semaine , changez de route un peu . Changez votre façon de voir l’autre , changez votre perception devant cette situation qui vous dérange tant. Investiguez en vous à savoir si vous ne pourriez pas changer de visage face à cette sphère de votre vie, changez d’énergie quand vous êtes seul face à votre chambre , changez votre mental face à ce tapis de yoga sur lequel vous ne vous assoyez pas assez souvent. Changez d’air quand ça va mal, changez de face quand vous traverser ce corridor qui vous rappelle de mauvais souvenirs.

Salue cette assiette que la serveuse dépose devant toi par erreur, le genre d’assiette que tu n’avais pas commandé. Qui sait, c’est peut-être ça que tu avais besoin de manger ce midi. Salue le rendez-vous qui vient d’être reporté à la semaine prochaine. Qui sait encore ; ça vient peut-être de t’éviter un billet d’excès de vitesse. La vie c’est un genre de Show Truman que l’univers orchestre avec attention pour toi. Tu n’y peux rien à rien de toute façon (même si on pense le contraire) alors pourquoi ne pas s’y faire ? On va se prêter au jeu de la loterie de la vie, juste pour voir ce qu’on a à gagner.

Transformez vos perceptions, acceptez ce qui est , tel qu’il est. Allégez ce coeur qui peut soudainement être plus flexible devant cette journée absolument merveilleuse , même si dehors il vente trop.

Tient donc, il en emporte avec lui ce vent de fraicheur…

Caroline xx

 

 

Réviseure : Andrée Tremblay

crédit photo: Free People

 

Ménage à 3

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Au nom de la raison; Laurence Jalbert. Cette chanson, ma mère la faisait jouer de temps à autre à la maison. Une phrase attirait mon attention dans cette pièce dédiée à qui veut bien l’entendre :

Sa chambre est comme sa vie, sans queue ni tête …

Ma conclusion dès lors c’était que si c’est le bordel dans ton environnement, c’est probablement que ça l’est aussi dans ta tête . Alors, je m’efforçais à ranger ce qui paraissait ( faire mon lit ) et ce qui en apparence ne paraissait pas ( les vêtements dans mes tiroirs ).

C’est devenu avec le temps une routine pour moi qui a de l’importance, ranger mes choses, mes tiroirs ou encore récurer mon plancher.

C’est tellement thérapeutique de faire du ménage, celui du printemps ou celui de tous les jours. Une activité à laquelle je me prête souvent, c’est de donner tout ce qui n’est pas utile et signifiant, au grand désarroi de quelques uns et au grand bonheur de plusieurs autres. Les vêtements que tu n’as pas portés la dernière année, on donne , faut que ça circule, une personne les appréciera au même titre que toi sinon plus . Parce que si tu ne les as pas portés la dernière année ; ( c’est mon barème) eh bien! tu ne les porteras plus. Si oui, tant pis, bon karma à toi qui auras donné. Les livres que tu as lus, que tu ne lis plus ou qui ont rendu leur leçon de morale, tu les passes à quelqu’un d’autre, pour qu’il puisse profiter à son tour de leurs bienfaits. Les vieilles boites du secondaire dans lesquelles tu as caché tous tes souvenirs . Récup, ça ne sert plus à rien. Les souvenirs, ils sont dans ton coeur, ceux qui n’ont pas à être chéris ils s’effacent , notre disque dur en a assez à enregistrer. Les tableaux, les bibelots, toutes les choses qui ne te parlent pas, transfère-les, apporte-les au centre d’entraide de ton coin , offre-les à la petite qui les aime. Ne les garde pas à la maison.

Faire le vide, c’est dans tous les sens. Voyager léger c’est pas seulement quand tu pars en Thaïlande et que tu apportes juste la robe que tu revêtiras à tous les jours . Voyager léger, c’est faire le vide et le ménage, dans sa tête, dans son environnement, dans sa maison, même dans ses amis.

Mon ménage à trois, c’est dans le conscient, l’inconscient et le supra-conscient. Le corps, le coeur et l’esprit. Rien de sert d’emmagasiner plein d’idées , de souvenirs, de trucs , de vêtements, de vaisselle. Il est bon de s’adonner à l’abandon, parce que l’essentiel dans la vie, il ne peut être vu par les yeux, il ne peut être ressenti que par le coeur. Chaque jour est un jour nouveau qui nous offre l’opportunité d’ouvrir la fenêtre grande ouverte et de changer l’air, d’en faire entrer du nouveau, du frais, du pur . D’effacer ce qui s’est passé hier, ça donne place à maintenant, à la possibilité de voir que la neige est tellement blanche et pétillante de clarté.

Je ne dis pas de tout oublier et de se résigner à tout matériel , on vit en Occident, je comprends les technicalités de la vie quotidienne, je dis seulement que ces choses on peut les avoir, mais elles ne nous appartiennent pas, surtout ne nous définissent pas. C’est pourquoi s’en tenir à l’essentiel, ça fait du bien. Faire le ménage, faire circuler, partager, oublier, nettoyer, c’est se libérer.

De prendre le temps plusieurs fois par jour pour respirer profondément , jusqu’à ce que tu aies le ventre plein, c’est une façon formidable de faire le vide. Quand plein d’émotions nous heurtent, pas la peine de chercher aux quatre coins du monde, d’hier à demain, faut juste t’asseoir sur un tapis, ou sur le paillasson, vide de sens, et de respirer . Ça fait de la place, ça fait du sens.

De dire, de penser ou de ressentir ; je te pardonne. À toi, à moi , c’est du grand ménage ça, c’est un autobus de transport qui vient de se vider. De vider une table pleine pour ne laisser qu’une plante vivante, c’est de faire respirer ton environnement, ça aussi.

Ma maison, c’est LA maison, parce que si je la perds demain matin, je ne serai pas anéantie. Elle le sera, mais pas moi . Je la bénis de me tenir au chaud, d’accueillir ma famille que j’aime, mais elle n’a pas d’autres sens que pour les raisons pour lesquelles elle a été construite. Elle ne me définit pas, elle ne m’appartient pas. Ca n’est pas elle que j’aime , c’est comment je me sens quand j’y suis emmitouflée. De faire cette distinction par rapport à toutes les choses qui nous entourent, ça libère . Parce que rien, dans la vie, de significatif et d’important ne pourra nous être enlevé avec douleur à part notre esprit, notre coeur, ce que l’on a appris, les endroits qu’on aura visités, les personnes qu’on aura rencontrées, celles qu’on aura aimées et les autres qui nous auront aimés.

On devrait être tellement occupé à accomplir ce vide EN nous, pour laisser place à l’Amour, quelle que soit la forme. Quant au reste, on peut au moins le ranger, le donner, le nettoyer, ou le regarder et lui dire : Merci d’être là, je suis reconnaissante , mais maintenant continue ton chemin, ou reste là, je t’utilise tous les jours, ou tu m’apaises quand je te regarde, ou assieds-toi là encore quelques instants, mais si tu te brises, ah bon!, c’est loin d’être grave.

Alors, aujourd’hui et tous les autres jours, concentrons-nous sur notre ménage à trois, pour que notre esprit, notre environnement et notre coeur soient légers comme le vent , comblés du souffle qui les visite et remplis de ce vide empreint de liberté.

À nos plumeaux !

Caroline xx

 

Image : Droits réservés

 

 

 

 

 

Elle et Lui.

égalité
Je ne sais pas si c’est la fréquence de mon poste de radio ; mais le sujet du féminisme arrive souvent chez moi ces temps-ci.

Le féminisme m’a longtemps tombé sur les nerfs. Dans mon idée, ce mouvement était constitué de femmes frustrées qui avaient tellement de ressentiment envers le sexe opposé qu’il était repoussant de s’y intéresser.

Après avoir écouté le discours d’Emma Watson : https://www.youtube.com/watch?v=c9SUAcNlVQ4 qui s’adressait au monde entier, j’ai trouvée mon équilibre et la branche sur laquelle je me perchais face à cette influence d’égalité homme/femme. Ses mots je les aurais empruntés ; par contre j’ai ma petite idée …

Autant les hommes que les femmes souffrent dans cette lutte à la gloire, cette bataille d’égo interminable, ces abus de pouvoir. La violence, on se la fait à soi-même, que tu appartiennes au clan du Elle ou du Lui .

Ya pas une façon sur terre aussi injuste que de traiter tout le monde de façon égale. Femme et homme se confondant. La justice, elle est universelle, et surtout personnelle. Je ne peux pas traiter mon prochain de la même façon que je traite le suivant . Si je suis vraiment et sincèrement à l’écoute, j’en conclurais que les besoins de chacun sont spécifiques, uniques, diversifiés, surtout pas identiques au reste du monde.

Le mot d’ordre face à tous et chacun ça serait amour. Je veux traiter tout le monde avec amour, quelle que soit sa raison d’être sur mon chemin. Je veux être attentive à ce qu’il me demande, là, maintenant , et lui offrir autant que je peux, ne serait-ce qu’une seconde, le temps d’un sourire ou le temps d’une époque de ma vie.

Et ce serait quoi si on cessait de se comparer à quiconque? On se positionne par rapport au groupe me diras-tu mais si on éliminait totalement ce concept de mesure et si on était seulement soi-même, dans toute sa complexité, son unicité et sa splendeur ? Si on avait complètement et totalement confiance en nos moyens, en notre pouvoir intérieur et qu’on fonçait, qu’on soit une femme ou un homme, un enfant ou un adulte, en santé ou malade, riche ou pauvre ?

On n’aurait plus besoin d’être féministe, anti je ne sais trop, contre telle ou telle affaire, on serait tous  » Pour l’Amour Propre ». Le reste de nos relations sur terre deviendrait la belle conséquence d’être humain rempli de compassion les uns face aux autres. On n’aurait plus besoin de se battre pour être égale à son voisin, parce qu’on serait tous égaux à nous-mêmes, et on serait capable d’offrir au monde ce dont il a réellement besoin.

Soyons vulnérables, créatifs, sensibles. Parce que d’admettre qu’on n’a pas besoin d’être égal à l’autre, c’est déjà un pas vers un monde plus juste, et le salaire pour Elle par conséquence va refléter sur ce dont elle a enfin droit.

Caroline xx

 

crédit photo : Free People