Les gens souffrants sont Egoïstes

Les gens qui souffrent sont centrés sur eux- mêmes; mon malheur, mes injustices, mes déceptions, mes désirs, mes visions ratées, mes tracas, mes problèmes…

De nos jours, les solutions au bonheur fixées sur notre nombril émergent de tous les côtés : méditez, faites de l’exercice, faites de l’argent (quel paradoxe), mangez mieux, respirez, apprenez, vivez, voyagez.

Je pense qu’en complément absolu des solutions au bonheur, se trouvent dans les faits qu’il faut donner beaucoup, être généreux de son temps, écouter vraiment, être là pour les autres , rendre des services par plaisir, cuisiner pour sa soeur, apporter un lunch à son frère, arroser les fleurs de la voisine, visiter sa grand-mère, laisser son petit à son père, apporter des bleuets à sa mère, apprendre à parler à son enfant, masser son amoureux, promener le chien d’une amie, faire une course pour un proche, faire du bénévolat, lâcher son criss de cellulaire.

On oublie que le bonheur se trouve là, aussi, véritablement. Le bonheur ce n’est pas seulement de s’occuper de soi et de ses propres intérêts.

L’ego n’est pas la source de la félicité.

Pis de toute façon, être heureux c’est pas tout dans la vie. La vie c’est difficile. Ca consiste à accepter la peine, accueillir les moments difficiles et avancer. Continuer. Malgré tout. Anyway tout passe, les bons moments comme les mauvais…

On cherche tous un équilibre. C’est la quête de l’humanité tout entière. Mais ma recette , c’est un peu pour soi, et un peu pour les autres.

Il fut un temps où le mot psychothérapie était impossible. Il fut un temps où on vivait dans un monde individualiste. Je pense que le retour du balancier freine sa course près du milieu et sonne la bonté et l’empathie. Envers et contre tous.

Je sais qu’on a assez évolué pour savoir que de se préoccuper des autres, ce n’est pas de s’oublier soi-même. C’est au contraire, se faire un beau cadeau.

Je pense profondément que de s’oublier ne serait-ce que 5 minutes par jour pour l’altruisme fait faire de grandes choses.

Si t’as pas 5 minutes dans ta journée. T’as pas de vie.

Tony Robins

Qu’est-ce que ce serait si la vraie quiétude s’installait quand on prend le thé, après avoir fait un acte charitable pour quelqu’un ? Renoncer au 1 000 $ de plus simplement pour une bonne cause ? Partir quelque part avec l’intention de faire une belle différence dans la vie de quelqu’un ?

Allez sors de chez toi. Rencontre ton voisin. Parle avec la caissière. Écoute la dame à tes cotés. Assieds-toi par terre avec cet enfant qui te réclame.

 L’Amour se trouve dans les gestes.

L’Amour c’est pas : Je t’aime.

L’Amour c’est ; Je t’ouvre la porte et tu passes devant.

 Le vrai amour de soi, c’est l’amour des autres. Parce qu’au finale, on est tous unis.

Les vraies affaires, c’est les vraies affaires.

Les gens souffrants y en a des poignées pleines. Essayez le don de soi, vous pourriez gagner une vraie méditation si ça vous chante, des moments de bonheur , et des souffrances plus faciles à accueillir.

Caroline xx

Pourquoi le Jugement ?

J’ai reçu un soin dernièrement et la situation qui s’est produite m’a inspiré cet article.

La thérapeute en question venait de vivre une discussion tourmentée avec une amie qu’elle aimait beaucoup. Comme son coeur était en peine, elle m’a reçue dans la pièce comme si j’étais toute fragile, sous une épée Damoclès de tristesse. Pendant une heure durant, elle me questionnait sur ce qui pouvait bien me rendre aussi triste, alors que j’étais très enthousiaste et sereine. J’ai compris ensuite ce qui s’était passé pour elle avant de me recevoir, et j’ai fait le lien sur la projection qu’elle exerçait sur moi, en regard de ses propres sentiments.

Cette situation de jugement, on la reproduit tous, inconsciemment, très souvent. À différents degrés, sous différentes formes, à l’égard de ceux qu’on aime, que l’on déteste ou qui nous semblent en apparence indifférents.

Le jugement, c’est non seulement quand tu regardes l’autre et que tu penses ; Elle est ben trop grosse (ou ben trop maigre), elle est folle, lui s’tun fuck all, eux autres y savent pas de quoi y parle, non mais à pourrais- tu ben y sacrer patience… Vous savez…Toutes ces bêtises, répétées à tort ou à raison, tout haut ou tout bas. J’ai choisi spontanément les leitmotivs nommés ci-haut. Si on comprend cet article, on comprend que ça a tout à voir avec ce que je pense de moi-même.

Si aucun conflit n’existait en moi, le jugement disparaîtrait, comme la noirceur devant la lumière.

Le jugement, c’est aussi quand, même avec amour, on pense qu’on sait ce qui est bon, au mauvais pour l’autre. Tu devrais te reposer. Je pense que tu as de la peine. Tu n’as pas l’air d’aller ? Tu me sembles fatigué(e) ? Tu m’as l’air d’être tourmenté (e)… Tu devrais arrêter si…Tu devrais commencer ça…

Ce qui est bon pour toi est peut-être la pire chose pour moi. Son expérience, sa sagesse n’ont que peu d’influence sur l’autre, si ce n’est pas ce qui est planifié pour elle (ou lui).  Tu devrais manger mieux. Ouin ? Pis si j’ai la fibrose kystique, c’est une poutine que ça me prend pour déjeuner.

Le jugement c’est une question d’amour-propre, un point c’est tout. Tu juges l’autre, plus d’amour. Tu te juges, plus d’amour.

C’est juste que le cerveau humain a l’air de trouver ça plus simple de projeter l’inconfort intérieur sur l’autre, comme si ça se voyait mieux avec les yeux, comme si c’était moins méconnaissable qu’avec le coeur.

Il n’y a rien que l’on voit en l’autre qui n’est pas une projection ou un reflet de nous-mêmes. Je reconnais ce que je porte en moi. Il m’est impossible de juger la façon dont une baleine se reproduit, simplement parce que ça n’a rien à voir avec ma réalité. À part trouver ça fascinant, je m’en fous complètement, donc aucune place au jugement. Du revers, quelque chose qui me ressemble; attention ! Que le spectacle commence !

Chaque fois que vous poserez un jugement sur l’autre, aussi petit et anodin sera-t-il; sur son apparence, sa façon de faire les choses, de vivre sa vie, de gérer une situation, d’élever son enfant, de faire son travail. Sachez qu’inconsciemment, c’est sur vous que vous lancez la pierre. Arrêtez-vous et posez-vous la question ; qu’est-ce que ça a à voir avec moi ? En quoi ça me ressemble ? Transformez votre jugement en compassion et silencieusement, posez un regard d’amour sur cette réflexion, et effacez toute forme de jugement à votre égard.

Ça devient amusant de se regarder faire, je dirais même que c’est un travail à temps plein, au début. Je me prête au jeu depuis longtemps, mais de plus belle depuis quelque temps, et ça fait du bien de s’aimer un peu plus chaque jour, et de regarder l’autre avec un peu plus d’amour, chaque jour. Ce travail deviendra comme un entonnoir et après un moment, seulement l’amour s’efforcera de transpercer vos relations et vos intentions.

On comprend alors que le jugement est né pour s’aimer. Exercez-vous à entretenir ce silence d’or, écoutez simplement, et expirez un souffle de foi, rafraîchissant et inépuisable, chaque fois que vous en aurez l’occasion.

Ça suffira. Vive le jugement !

Caroline xx

Le YOGA pour les Nuls

Prétendons que nous sommes nuls. Prétendons que nous ne savons rien à propos de ce qu’évoque pour nous le mot : yoga.

Oubliez tout ce que vous savez de ce concept populaire. Repartons à zéro.

Je ne suis pas spécialiste, ni professeur de yoga. Je pratique ces méthodes curatives depuis  plusieurs années et sous différentes formes.

Je veux démocratiser le yoga afin que tous, ou en partie, le mettent en priorité dans sa vie, ne serait-ce que pour un court instant chaque jour, au même titre que la nourriture est au centre de notre existence, l’activité physique et le sommeil.

Le yoga, c’est simple. C’est une philosophie. Une façon de vivre. C’est ce moment que l’on s’accorde pour respirer consciemment, sentir l’énergie qui nous habite, vivre l’instant dans le concept du temps, constater la vie qui nous traverse, ressentir attentivement ce qui se passe dans notre corps, faire abstraction aux pensées, visualiser la guérison, ouvrir son coeur.

Les postures, c’est des niaiseries ; comme dirait Shali, un yogi Indien, ami de ma mère. Les postures et enchainements du yoga ne sont qu’éphémères. La conscience est la conséquence du mouvement. Ce ne sont pas les postures qui sont essentielles, c’est ce qui se dégage d’elles.

Certains pourront pratiquer le yoga pendant des années, voire toute leur vie et échapper à l’essence de ce qu’est réellement le yoga. Ce que vous portez, la glace dans laquelle vous vous regardez, le professeur que vous écoutez, l’environnement dans lequel vous pratiquez, le tapis sur lequel vous vous trouvez n’ont que très peu d’importance. Tout ça, c’est des niaiseries. L’important, c’est de fermer les yeux, de respirer par le nez et de s’éveiller à notre essence propre qui a tant à raconter.

Pour y parvenir ; il suffit de commencer. La réussite de ces pratiques réside dans la répétition des séances. Devient forgeron celui qui forge. Vous devez vous adonner au yoga chaque fois que vous en avez l’occasion. Plus vous pratiquerez, plus vous deviendrez le yoga. Vous ne ferez plus du yoga, vous serez le yoga. Plus vous persévérerez sur ce chemin, plus le yoga vous habitera en dehors de votre tapis, plus il vous rendra quelqu’un de meilleur.

Ne vous rendez pas à une classe chaque semaine. (Vous pouvez si vous voulez, je dis des niaiseries) Pratiquez plutôt dans votre salon, dans votre chambre, au réveil, au coucher, quand vous voulez. À la maison c’est plus simple, plus instantané, plus accessible. Je vous suggère les DVD suivants pour vous mettre à l’oeuvre :

«Le pouvoir du Qi Gong Yoga» avec Nicole Bordeleau

nicole bordeleau

Ce dernier, le matin au réveil si possible. Après avoir nettoyé votre visage, gratté votre langue, brossé vos dents et nettoyé votre nez. 

La séance suggérée ci-haut dure une vingtaine de minutes. Vous ressentirez le calme et accueillerez le jour nouveau. Le Qi Gong (on prononce tchi kong) est d’une simplicité déconcertante, allié à un pouvoir extraordinaire. Mon bb de 16 mois fait plusieurs des mouvements, ma grand-mère de 90 ans pourrait en faire tout autant. La richesse de cette pratique, c’est qu’on peut, tout le monde, trouver son compte, exploiter le mouvement à son aisance et ressentir un bien-être fou.

Au courant de la journée, je vous suggère une deuxième séance de ces DVD complets, parmi lesquels vous pourrez choisir une classe selon votre besoin du jour :

«Absolument Yoga» avec Sylvie Tremblay

absolument yoga

«Retour aux sources» avec Joanie Tardif.  Une amie à moi pétillante, belle et intelligente !!!

Joanie Tardif

Vous deviendrez cette version insoupçonnée de vous. L’amour, que vous mettrez dans ces moments de yoga, se transportera en vous et au travers de vous. Pratiquez le yoga le sourire aux lèvres, et un jour vous vous surprendrez à revêtir le sourire en permanence, vous apprendrez à respirer et serez dorénavant plus calmes, plus sereins face à la vie et à ce qu’elle vous envoie. La lumière émanera presque de votre peau et de vos yeux si vous saisissez et devenez le yoga. Vous vous guérirez chaque jour dans ces pratiques qui chasseront momentanément vos tensions et vos peurs, pour un jour, peut-être les voir disparaitre pour de bon.

Accordez-vous ce cadeau, la grâce de devenir le yoga, pour enfin contribuer à un monde meilleur et plus doux. Ne me croyez pas sur parole. Ne croyez pas ce que vous lisez. Lancez-vous et vous verrez. Votre corps et votre esprit se régénéreront. Vous vous remercierez.

Namasté.

Caroline xx

Crédit Photo : IndiaTimes

 

 

 

Pour Le TOUGH LOVE

 

Lettre à mon petit Caleb.

Maman t’écrit une lettre que tu ne liras peut- être pas. Ce qui importe, c’est que je saurai ce que je t’ai écrit. Comme mon rôle envers toi le plus important est de t’éduquer, voici ce que j’ai à raconter.

Maman est sévère. Mes couleurs sur le sujet ne sont pas tout à fait franches, du haut de mes 16 mois d’expérience. Toutefois, je connais ce que j’ai envie de t’offrir, pour te rendre le meilleur des services.

Je suis une maman qui sera devant le but de ta vie, et qui te laissera marquer des points seulement quand ce sera juste et équitable.

Je serai une maman qui regardera ta chute et qui, gentiment, observera ta façon de te relever. Tu apprendras alors à retrousser tes propres manches.

Tant que tu seras sous mon aile d’aigle, maman te donnera des responsabilités, aussi petites seront-elles, afin que tu apprennes à accomplir quelque chose par toi- même et en être fier, en commençant par mettre tes bas et ranger tes petits jouets. Tu auras confiance en toi.

Maman aura des limites assez définies pour te montrer où est ta place de petit garçon dans ma maison. Tu connaîtras alors tes limites et les miennes. Tu sauras donc me respecter, pour ensuite te respecter toi- même.

Maman aura beaucoup de règlements ici- bas, que tu devras respecter. Parce que tantôt, quand tu sortiras du nid, tu connaîtras ce qu’est la hiérarchie. Tu connaîtras la place que tu devras prendre face aux autorités et aux visages de pouvoir sur ton chemin.

Maman te donnera des conséquences si tu enfreins quelque chose que tu ne devais pas faire. Parce que mes conséquences seront probablement moins graves , que celles que la vie te balancera plus tard, quand tu seras grand , et que je ne t’en aurai pas assez fait assumer.

Maman remettra souvent les choses entre tes mains, afin que tu prennes la responsabilité de tes actions, et que tu apprennes à vivre avec les conséquences de tes choix. Si tu arrives en pleurant à la maison parce que ton professeur t’a chicané, sache que je retournerai la question du conflit vers toi , et te demanderai ce que tu aurais pu faire pour éviter ou arranger la situation. Tu deviendras alors un petit garçon responsable et tu ne porteras pas  le chapeau de victime.

Lorsque ton entraineur emploiera une méthode ou une autre pour te mener à bon port, je me tiendrai de son côté de la clôture. Il te fera peut- être souffrir, mais tu connaîtras la labeur et l’acharnement. Tu te rencontreras.

Maman ne t’achètera pas tout ce que tu désires, même si, souhaitons- le, l’argent ne serait pas un problème. Je t’offrirai mon temps et mon amour. Tu travailleras pour gagner tes sous et t’acheter le superflu qui te fait tripper. Tu connaîtras la valeur de l’argent, et tu ne prendras pas le monde pour acquis.

Tout petit, je ne te surchargerai pas de tous ces joujoux à la mode pour embourber l’espace qu’il y a entre nous. Je garderai de la place pour qu’on aille sauter ensemble dans la boue et manger les racines blanches du gazon.

Je te regarderai, simplement, en te donnant tout l’amour que j’ai, en me disant que chaque geste, chaque attention auront une conséquence sur ce que tu deviendras. J’essaierai de ne pas flancher à l’ère du tout, tout de suite, maintenant, sans penser à ce que ça aura comme impact sur toi demain. Je saurai que la meilleure façon de t’influencer n’aura rien à voir avec les sermons que je pourrais te faire, mais bien seulement avec la façon dont j’aurai à vivre ma propre vie.

Je ne ferai pas l’unanimité, je ne serai pas ta meilleure amie, je ne ferai pas tout pour te faire plaisir. Je ne choisirai pas le chemin le plus court.  Ça va être tough love pour un bon moment, mais on va passer du bon temps, et tu voleras de tes ailes accomplis.

Je serai marginale ; je serai sévère. Tu seras ce que tu voudras, tu seras libre.

Je t’aime, mon trésor.

Maman xx

 

 

Végétalienne; mais pas tout’L’temps …

 

J’ai commencé à tendre vers le végétarisme à l’époque où j’avais un restaurant (qui n’était pas végétarien). Un jour, je me suis présentée à l’Institut de bien-être Hippocrates, dans l’état de la Floride, et j’ai découvert un univers que je ne connaissais encore à peine.

Après une conférence du Dr. Brian Clément, les émotions sont venues me heurter de plein fouet, du genre se mettre à pleurer intensément et subitement parce que tu viens d’avoir une illumination profonde accompagnée d’un “je ne sais trop quoi faire avec ça”. Je me suis levée à la fin de la lecture et je suis allée voir ce Clément, en larmes, et je lui ai dit : “ Mais je vais faire quoi moi ? Je nourris la moitié de la ville avec des viandes froides et du pain…”. Il m’a alors répondu : “Caroline, un jour à la fois, tu ne peux pas changer ta vie du jour au lendemain”.

Finalement, je suis retournée dans ma ville natale, dans mon restaurant, avec mes sandwichs au boeuf, et trois années ont filées avant que je me considère primo végétarienne, secondo végétaLienne. Ça a commencé avec la prise de conscience que moi, clairement, évidemment, les produits laitiers ça ne me fait PAS. Avant de ne plus être invitée chez personne, de perdre toutes mes amies, que ma famille me renie et que l’on commence à m’isoler parce que mon tube digestif évacue en vent terribles les produits laitiers que j’ingère, j’ai dû tout stopper, et ce, facilement, sans me poser de questions. Après, je me suis rappelée mes souvenirs d’Hippocrates , de ce moment de révélation, et je me suis dit : “ je pense qu’il serait temps d’arrêter la consommation de tous les produits animal ”. Ma motivation ; changer le monde. Je m’étais instruit et éduquée sur ce qui se passait sur notre planète et le prix à payer pour consommer des viandes, volailles, poissons et crustacés ; tout le bétail, terre ou mer, était à mon égard un prix trop cher payé. Faque là tu rentres dans le  »crew » des végétaliens et tu apprends sur le tas comment faire. Donnes ton manteau de fourrure à ta soeur, donnes tes bottes de cuir à ta soeur, donnes des bottes de poil à ta belle-mère, tu vois, la totale. Et là plus ça va, meilleure t’es rendue. Après quelque temps, tu es une végétalienne solide, solidaire, vraie, cohérente. T’as réussie. Tu l’es. Bon et après. Ça va ou ça va pas. Ca dépend pour qui. Une fois que t’as ton effigie de végétalienne, que tout ton entourage le sait, et que tes convictions sont inébranlables… Attention ici je coupe les coins ronds mais avant de continuer, je tiens à préciser que le végétalisme pour moi c’est un mouvement sérieux. J’adooooore cette philosophie. Je l’ai toujours fait avec amour, dans le respect, et pour ma santé. Jusqu’à ce que je me rendes compte que je l’ai temporairement hypothéqué, cette santé. Tu ne m’aurais pas prédit ça, à moi qui t’aurais dit : “ c’est la meilleur alimentation qui soit , c’est coulé dans le béton ”. Sauf que pas pour tout le monde, et pas pour moi, pas pour l’instant surtout dans cette époque de ma vie de femme nourricière …

Ça faisait quelques temps que je sentais mon énergie baisser, mon corps rapetisser, et là est arrivé un ulcère d’estomac, et tous les maux qui courent en hiver. Je ne suis pas de nature très patiente. Je me connais moi-même. Je suis consciente de mon corps. Je n’allais pas attendre que d’autres pathologies me visitent avant de trouver ce qui ne tournait pas rond. Alors quand tu poses des questions à l’univers, elle te répond. Parce que dans la vie, ce ne sont pas les réponses qui nous manquent, ce sont les questions… Donc cet univers il m’a dit : “ ton groupe sanguin il est 0 négatif. Tu n’as pas d’antigènes. Tu as besoin de beaucoup de protéines, tu compenses avec des légumineuses mais tu n’es pas faite pour les digérer. Tu nourrie ton BB il te faut peut être plus pour l’instant. Clairement, évidemment, alors arrêtes avant qu’on te mette en quarantaines dans un chalet au lac Alfred seule sur une île.” Et cet univers m’a aussi envoyé une personne qui m’inspire beaucoup et qui m’a confiée avoir été végétalienne stricte pendant 24 ans et qu’un jour, après être tombée très malade, elle s’est remise à manger de la viande l’hiver, et du poisson l’été. Elle m’a dit : “ un moment donné, c’est le monde que tu sauves, ou toi. Le choix est facile à faire. Ensuite tu pourras faire les deux…”

Mais là, voilà, tu étais rendue bonne, t’étais végétalienne, t’avais ton écusson, tu fais quoi ? Ben tu suis ton instinct et tu manges ce que tu viens de découvrir qui es bon pour toi. Aussi simple que ça. Au début, quand j’ai recommencé à consommer des produits animal, je faisais des cauchemars où je faisais cuire mon bébé. Sérieux, comme un poulet. Je sais, ça a pas d’allure! J’y suis allée doucement, avec des viandes sauvages que mon père ou le voisin avaient tués, je faisais une prière seule, discrètement dans mon coin, le remerciant d’avoir sacrifié sa vie pour me nourrir. Et maintenant c’est plus commun, j’achète des viandes de qualité , sans antibiotiques, sans hormones, du Québec, tout le tralala. L’été n’est pas encore arrivé. Luc mon frère va aller à la pêche et je mangerai de la truite qu’il aura pêché pour souper. Tu vois, c’est ça le but de l’histoire. C’est qu’on doit s’adapter. Être flexible, vivre avec son environnement . Faire preuve de discernement. Moi je suis une fille du nord, de l’Abitibi. Y’a fait moins 50 à peu près 160 jours sur 140 cet hiver. Ben je suis allée m’acheter un Canada Goose. Parce que ce sont les plus chauds ceux-là. Avant, je ne voulais pas que mon fils porte des bottes de poils. Mais crées-tu que l’année prochaine c’est ce qu’il va chausser parce qu’il a gelé tout l’hiver les fois qu’on s’est mis le nez dehors un peu trop longtemps. Être végétalienne en Californie c’est plus facile, c’est pas pareil. Ca ‘fit’ plus. Ici c’est un peu différent…

Je suis toujours végétalienne, mais pas tout le temps . Maintenant que je consomme des produits animal de temps à autres, je crois toujours que je fais une différence dans le monde auquel j’appartiens. Que j’influence mon environnement avec mes pensées, ma parole, mes actions . Je suis consciente d’un paquet de choses qui se passent sur la planète et je médite sur ça tous les jours. Je pense à l’humanité avec amour et je respire profondément avec en tête de belles images de cette terre. Je mets de l’amour sur les injustices et les violences qui sont infligées sur toutes formes de vie , sur tous les continents, et c’est ça, en partie, ma contribution. J’achète de façon responsable, quand l’occasion se prête. Et sinon, tant pis, ce sera pour la prochaine fois. Je suis flexible, tout sauf stricte. Je ne crucifie personne du genre : ‘“ oui mais toi tes bancs de char sont en cuir ”. Parce que mon chum coureur des bois me l’as offert par surprise pour Noël avec un gros chou rouge dessus et le coeur rempli de fierté. J’allais quand même pas me la faire rembourser par le concessionnaire. Les bancs en shaggy ce sera pour la prochaine , pourquoi pas. Quand je serai sur le bord de la mer, je profiterai du soleil sur ma peau et je mangerai ce qu’elle a à m’offrir. Quand je serai près des montagnes, je me nourrirai de ce qu’elle a fait pousser. Quand je serai dans mon Abitibi, je suivrai le courant. Et si je me retrouve dans un Mcdo à 3 hrs du matin comme dans mon jeune temps oh combien pas si lointain , je vais probablement manger un Big mac, ou un Mac poulet. Je ferai pousser des plantes à la maison, et j’aurai un sac à main griffé en canevas , avec seulement la ganse en cuir. Tu sais, celle qui dureras plus longtemps.

Pour moi y’a un nouveau mouvement. Les végétariens, mais pas tout l’temps. Les végétaliens , mais pas tout l’temps. Les crudivores, mais pas tout l’temps. Les normaux, mais pas tout l’temps. Les sans gluten, mais pas tout l’temps. Avant je ne pouvais pas m’accorder  »ce statut » si je trichais de temps à autre. Ben justement avant, ça m’aurait soulagée de lire un article comme celui-ci. Ca m’aurait soulagée de savoir que c’est pas si grave de manger un morceau de pâté à la viande que grand’ma a fait à Noël. Dans la vie, tout n’est jamais tout blanc ni tout noir. On n’a pas besoin de s’infliger une discipline qui n’est soit pas en accord avec notre environnement , soit pas en accord avec qui nous sommes fondamentalement, à l’instant présent. On peut être tout ce que l’on veut, avec toutes les demis mesures qui nous tentent. Tu n’as pas à te sentir jugé parce que tu manges un burger cacher bleu une fois par année , parce que anyway, tout le reste de l’année tu auras fait ta part. Et si tu en manges un à chaque jour, ben ce sera les deux autres repas de la journée où tu en auras pas mangé qui auront fait une différence. Autant que ce soit ton mieux. Qui que tu sois , où que tu sois. Soyons conscient, remplis d’amour, renseignés, flexibles, tolérants, respectueux envers nous-même et le reste de l’humanité, et le plus souvent possible. Mais pas tout l’temps, parce que des jours gris y’en aura toujours… Célébrons , et soyez ce que vous voulez, quand vous voulez, autant que ce soit fait avec amour.

Caroline xx

 

Réviseure: MLyn Dubé

crédit photo : Free People